lundi 21 mai 2018

Mayreau

Pour passer de Canouan à Mayerau, il  n'y a que quelques milles, nous nous contentons d'envoyer le génois ,le temps de dire ouf et nous voilà arrivés à Salt Whistle bay.
L'endroit est sympa , mais déjà bien rempli par de gros catas de location, et par la suite d'autres viendront se rajouter, Sarcelles sur mer !!!et comme en ville entre voisin on s'ignore........
petits catas de loc à Salt Whistle Bay



La nuit sera relativement calme , le vent nous laissera tranquille mais une houle venant par le travers va rendre le mouillage rouleur.
Cela ne nous empêchera quand même pas d'aller arpenter l'île. Ici il n'y a pas de village , juste quelques boutiques de souvenirs, et un supermarket qui se résume à quelques étagères  avec du thon en boite, corned beef, pâtes, riz, pas de quoi préparer un bœuf strogonoff. Nous traînons un peu sur la plage pour admirer le contraste des couleurs vives des barques et des tissus avec le bleu de la mer
Speed boat et Sapèto'Q à Salt Whistle bay
Un "bateau pays" viendra encore rehausser le décors en passant au large.


En traversant ensuite une belle cocoteraie, nous passons  directement sur la plage au vent. Ici comme sur les autres îles ,les sargasses s'accumulent en énormes tas malodorants quel dommage.

Quelques centaines de mètres plus loin la plage est propre ça a tout de suite une autre allure.



le sable est rosé assez surprenant....et au loin les fameux Tobago Cayes


Après la plage , nous partons vers les hauteurs où domine la chapelle construite par le père Divone d'où on a une vue magnifique sur  le lagon au vent de Mayreau "The pool"et les Tobago Cayes





dimanche 20 mai 2018

Canouan

Un bon Alizé 15/20 kt bon plein nous a porté rapidement sur Canouan où nous avons mouillés dans la baie principale. Le soleil a daigné briller fort, pour nous permettre d’observer tout un dégradé de bleu.
 
Nous n’avons pas tardé à partir à la découverte de cette nouvelle île. D’un petit coup d’annexe nous arrivons sur la plage, nous prenons la précaution de l’attacher à la barrière d’un bar,bien sympa.


mouillage de Canouan

 

Nous parcourons la rue " principale "  où il n’y a pas grand chose...... et nous montons vers le sommet de la colline d’où nous aurons une vue surplombante des Tobago Cayes. Des locaux bien gentils nous font rentrer sur leur terrasse d’où la vue est totalement dégagée.



Sur le chemin du retour , notre odorat se met en alerte,en passant devant un barbecue. Nous sympathisons rapidement avec Harvey le grilladin, et nous lui achetons une portion de Ribs (côtelettes de porc) bien appétissantes dorées à souhait






.

nouvelle "grilladin" à Canouan
 

Après avoir bien plaisanté avec le bonhomme nous reprenons notre virée qui se termine assez rapidement , car il n’y a rien de particulier à voir ou à faire. Nous retournons vers notre annexe, et au passage nous buvons une bière locale au bar en attendant le coucher du soleil.



  
En soirée ,nous allons subir de très violentes rafales de vent si bien que je me décide de remettre 5m de chaîne supplémentaire, il y en avait déjà 30 sur 4m de fond mais on ne sait jamais......
Bien content de pouvoir dormir sur mes deux oreilles je reviens vers le cockpit et c’est là que je me rends compte que l’annexe est retournée avec le moteur dans l’eau !!!! L’annexe avait déjà jouée au cerf volant en Grèce mais sans le moteur ! En 40 ans de navigation c’est la première fois que nous avons ce type d’incident, les rafales devaient vraiment être très fortes. Pour éviter tout problème supplémentaire, je bloque l’éolienne qui tourne à tout berzingue.
Après un grand rinçage du moteur à la douchette, je vais me coucher en sachant que le lendemain matin de la mécanique va m’attendre.
Après le petit déjeuner je m'y mets: vidange du réservoir, démontage du carbu ,nettoyage de la cuve pleine d'eau,injection d' huile dans le cylindre, séchage de la partie allumage, remontage de l'engin , et après quelques coup de lanceur, et toussotements le voilà reparti.





samedi 12 mai 2018

Béquia

Après une bonne nuit de repos, nous sommes allés faire les formalités d'entrée . L'accueil a été sympathique et en quelques minutes l'affaire a été réglée.
Sapèto'q flotte au dessus la Carib
Nous avons ensuite parcouru un peu la ville, repéré la banque pour tirer des EC, puis retour au bateau après avoir bu une Carib la bière des Grenadines




Le premier contact avec le village nous a plu,si bien que nous retournons y faire un petit tour dans l’après midi.
Du mouillage nous allons en annexe au ponton du Jack’s Bar où nous laissons l’annexe,et nous suivons ensuite le petit sentier en front de mer.Nous passons devant le Bar restaurant Frangipani qui était un lieu de rencontre des grands bourlingueurs, mais qui semble avoir perdu de sa notoriété





Petit passage devant une plagette, où la devise locale : Live slow, sail fast      semble parfaitement mise en application tout du moins la première partie......



Puis le panneau indicateur avec les distances en mètres, pour une fois on ne fera pas trop de kilomètres à pied !








et enfin la place du débarcadère avec toutes les petites maisons et échoppes bien colorées
       





Suivant les recommandations de plusieurs personnes rencontrées, nous achetons une carte SIM Digicel de façon a avoir des datas pour se connecter sur Internet. 15 € la carte et 30€ pour 10 Gigas,cela semble assez correct.
Effectivement, nous pouvons nous connecter, mais en Edge, c’est à dire avec un débit très faible. Pour charger une page, il faut plusieurs minutes, quand il n’y a pas de coupure en cours de route.
Nous essayons de réserver nos billets d’avion pour le retour Trinidad, Fort de France............ après plusieurs heures de stress et à bout de nerfs , nous capitulons avant que tout le matériel informatique ne passe à l’eau !!!!
Pour régler le problème ,le jour suivant nous passons à l’office du tourisme ,et nous apprenons que la LIAT la compagnie aérienne faisant Trinidad Fort de France n’a pas de bureau ici. En revanche il y a une petite agence de voyage qui pourrait nous faire les réservations..... Nous y allons à toute vitesse avant la fermeture. L’employée nous fait la réservation elle aussi avec bien du mal..., nous demande comment nous allons payer, par carte bancaire madame. Je lui donne ma carte, elle fait la transaction Ouf !!! on se croit sorti de l’auberge, jusqu’au moment où elle me dit que pour avoir l’accord de la banque il me faut donner le code qui m’a été envoyé sur mon téléphone. Et mer.... je l’ai laissé au bateau !!!
Comme le bureau va fermer nous trouvons un accord, nous lui laissons tout l’argent que nous avons
pour bloquer la réservation et nous lui donnerons le solde le lundi à l’ouverture du bureau.
Lundi matin à la première heure, à nouveau la banque pour tirer du liquide, agence de voyage, et là cette fois nous poussons le OUF de soulagement ,nous avons les billets.
Sur ces entre-faits, nous rencontrons un couple de navigateurs que nous avions connus à la marina Zabricot,affairés avec tablette et ordi portable sur la place de la banque. Nous leur racontons notre mésaventure,et c’est là que nous apprenons que la banque a un WIFI ouvert avec un bon débit !
Nous sautons sur l’occasion , nous nous connectons sur le site d’air France, et en deux temps trois mouvements,voilà nos billets retour Fort de France Toulouse réservés.
La pression retombe ce soir nous pourrons dormir tranquillement, bien qu’avec les fortes rafales ce n’est même pas certain.....






















mercredi 9 mai 2018

Départ vers les Grenadines

A force de résoudre les problèmes, nous voyons le bout du tunnel et nous pouvons envisager de quitter Le Marin . L'immobilité du bateau commence à nous peser.......
Nous commençons par refaire le plein d'eau car dans les Grenadines c'est une denrée assez rare.
Plein d'eau au Marin


Nous remettons le bateau au mouillage dans la baie à proximité du Leader Price dont le gérant a eu l'idée géniale de construire un ponton pour les annexes.Il suffit de remplir son chariot ou plus exactement ses chariots de les trimbaler jusqu'au ponton juste derrière le magasin et de tout vider dans l'annexe qui se trouve transformée en ravitailleur,le problème étant ensuite de trouver une place pour les passagers.....
Nous faisons avec Julien plusieurs navettes, car lui aussi a besoin de faire un grand plein. C'est le grand boum de la migration retour des bateaux vers l'Europe et il envisage de partir dès que la météo sera un peu plus favorable au départ.
Demain matin notre petit groupe de bateaux va s'éclater. Shirel et le sun shine Canis major vont partir vers le nord, notre Sapèto'Q fera route au sud et Abana de Victor et Fanny va rester sur place pour leur servir de maison flottante le temps qu'ils travailleront au marin pour remplir la caisse de bord
Pour rejoindre Béquia nous ferons d'abord une halte sur Ste Lucie sans faire de clearance nous n'y passerons qu'une nuit. La traversé du canal ne nous pose pas de problème , en 6h nous parcourons les 35 milles .


 
Nous repartons le lendemain matin de bonne heure pour parcourir cette fois les 55 milles jusqu'à Admiralty bay. Le vent est soutenu 20/25kt, et compte tenu du fort courant de travers nous faisons du près . La trinquette est de sortie, 2 ris dans la grand voile,ça avance bien.

Quelques vagues viendront jouer les trouble fêtes en nous arrosant copieusement. En arrivant sous le vent de St Vincent, le vent va jouer avec nous à cache cache................ je suis là, je me cache, je reviens en brafougne, je disparais totalement.
côte sous le vent de Saint Vincent

Ce n'est qu'en arrivant à la pointe sud de St Vincent que nous allons retrouver un vent plus stable, mais cette fois au près serré, serré. Nous traversons en cours de route des nappes de sargasses qui deviennent un véritable fléau pour les Antilles,vraiment impressionnant. !
traversée d'une nappe de sargasses

A 17h ,nous plantons l'ancre devant la première plage à l'Est, le fond de la baie étant envahie de bouées ....... et de catas de location. Nous assurons notre mouillage en dévidant 30m de chaîne sur un fond de sable à 4m de profondeur pour pouvoir dormir tranquillement, les rafales même si elles sont  de courtes durées atteignent pas loin des 30 kt.







samedi 28 avril 2018

Le Marin Sainte Anne et la loi de Murphy

A force de parcourir des milles, et de subir les agressions du milieu salin le matériel souffre, nous avions besoin de faire une petite pause, le temps de trouver quelques pièces de rechange chez les shipchandlers. En Martinique le plus gros centre d'activités nautiques se trouve au Marin, nous y sommes donc  allés en tirant quelques bords pour remonter contre l’Alizé
A l'arrivée, nous  mouillons dans le "troupeau" des quelques centaines de bateaux qui étaient déjà là, juste à côté de Shirel le bateau de notre pote Leucatois Julien

peu de temps après nous retrouvons Xavier un ami Belge que nous avions connu au Cap Vert,juste l'occasion pour organiser une petite bouffe sur le bateau, la bonne ambiance sera là ....la magie des retrouvailles.


Nous sommes tous là plus ou moins pour panser les petits bobos que nous avons sur les bateaux; Julien est venu pour se faire refaire une barre, la sienne s'est cassée et barrer au pilote automatique ou juste avec la ferrure de barre ce n'est pas le top
En ce qui nous concerne, je dois changer la VHF qui n'en fait qu'à sa tête, elle change de canal toute seule, crachouille tellement en émission que c'est totalement incompréhensible.... sélecteur de canaux qui refuse de fonctionner. La commande du guindeau (8 mois) a pris l'eau par manque d’étanchéité ! ,les pistes du circuit imprimé sont totalement HS, a remplacer également. Je passe les autres petits soucis que l'on peut résoudre assez facilement au Marin car c'est vraiment le grand centre d'activité pour le nautisme. Il y a de nombreux shipchandlers , d'ateliers spécialisés en mécanique, menuiserie, voilerie, sellerie...........

En revenant de faire quelques achats , flo tente de faire la course d'annexe contre julien. Au bout de quelques instants l'hélice se met à patiner. Grand classique !! le moyeu n'entraine plus l'hélice..... les 25 ans d'age du moteur se font sentir une nouvelle fois. Pour nous dépanner je perce l'hélice et le moyeu, je taraude et je mets une vis, ça tiendra le temps d'en trouver une neuve.....
Le jour suivant nous partons vers St Anne pour caréner (à flot)le bateau de Julien qui se prépare pour le retour.Nous partons ensemble, il passe par la station service et nous retrouvera à St Anne. Quand il nous rejoint nous sommes déjà en combinaison ,brosses et raclettes à la main.
Il se met au mouillage à côté ,et nous dit : Flo c'est vous qui avez mon sac ???  Après une petite recherche à bord nous lui répondons que non !
Le pauvre Julien passe par toutes les couleurs en se rendant compte qu'il l'a certainement laissé sur la plate forme arrière de son bateau en déchargeant son annexe et qu'il est probablement tombé à l'eau.
Pour lui complet veston !! passeport, carte d'identité, carte bleue, permis de conduire......
Il repart illico vers le Marin en espérant le retrouver en plongeant. Dans la soirée il nous contactera par VHF  pour nous annoncer que ses recherches on été vaines.
Le lendemain nous retournons nous aussi au Marin. Lors de la remontée du chenal ,nous entendons un bruit suspect sur la coque ,on s'arrête le temps de vérifier ce qui a pu causer ce bruit, nous ne voyons rien et nous repartons. Nous montons ensuite une expédition recherche, mais la visibilité dans l'eau est si mauvaise que nous ne le retrouverons pas.
En revanche sous notre coque traîne un bout jaune entouré autour de l'arbre d'hélice!!Et mer......, il va falloir sortir couteau, pince et faire quelques apnées pour venir à à bout du bout. Le plus ennuyeux c'est que la collerette de la bague hydrolube à fondu.

L'arbre n'a pas pris de jeu,dans l'immédiat il n'y a pas de problème. Il viendra quand il faudra  remplacer la bague pour en mettre une neuve, car pour la dégager il faudra enlever l'arbre et pour enlever l'arbre il faut d'abord enlever la bague.... si vous avez la solution je suis preneur.
Comme le sac semble définitivement perdu , nous nous mettons à la recherche des démarches à effectuer pour les différents documents perdus. Nous commençons par la gendarmerie qui nous renvoie à la mairie, qui nous renvoie à la police municipale........ et la boucle est bouclée par les horaires de fermeture, et comme c'est férié !!!!! avec un grand pont on ne sera pas plus avancé d'ici mercredi matin.
 Julien est bien entouré, il peut compter sur notre aide ,mais j'imagine le même cas pour un navigateur solitaire, la dimension du problème n'est plus la même !
Au Marin nous avons aussi retrouvé Jean Michel mon premier moniteur de voile (été 69) qui rapatrie en France son First 42 par cargo.

Entre les 3 équipages, la complicité est de mise et l'entraide est la règle de base. Nous allons lui donner un coup de main pour dégréer,et rouler ses voiles neuves pour ne pas les abimer.
En fin d'après midi toute l'équipe partira explorer la mangrove, ce qui nous permettra de tester la nouvelle hélice du hors bord, qui n'est pas exactement la même que celle d'origine mais qui semble avoir les mêmes performances.
La pause au Marin nous permet de régler également les problèmes administratifs....... notamment la déclaration d'impôts. Nous avons accès facilement par la 4G à Internet,ce qui facilite la tache. Une nouvelle fois je me félicite d'avoir embarqué une imprimante scanner qui en ce moment travaille plein pot pour nous , julien.ou jean michel, car lui aussi va avoir sa part d'emmerdements.
Le cargo qui devait arriver le 27 a été retardé, son arrivée a été décalée  au 28, puis 29 ........ finalement il est arrivé dans la nuit du 30 avril.. Comme le premier mai est férié, pas d'embarquements ce jour là ,donc reporté au 2 le jour de son retour en avion!!!
Il a donc fallu qu'il effectue quelques démarches pour nous déléguer l'embarquement de son bateau sur le cargo. Notre bateau est devenu pour quelques jours un centre stratégique pour les paperasses des uns des autres. Et dire qu'on se croyait en vacances !!!
Flo et J Michel au boulot

cargo retour pour Centolla
Pour nous détendre un peu , on fera un saut à Ste Anne, histoire aussi de donner un petit coup de nettoyage sur les coques...

De retour au Marin ,jean michel prend contact avec la compagnie... Nouveau bouleversement, le cargo a du retard ,du coup a quelques heures près il ne pourra pas être présent pour le grutage ,les billets d'avion avaient pourtant étés réservé avec 2 jours de marge...
Il nous délègue la responsabilité de faire embarquer son bateau. Toutes les démarches administratives sont claires, il ne doit pas y avoir de soucis.Il nous quitte quand même fortement contrarié de ne pas pouvoir faire la manoeuvre.
Nous devons lever le bateau le bateau à 16h. Nous nous pointons une demi heure avant , patiemment nous remontons au vent, puis nous nous laissons dériver. A 17h 15 nous en avons ras le bol, Julien prend la VHF pour contacter le cargo, à ce moment précis nous sommes contactés par le  Load master ( chef d'embarquement) ..........  trop de retard vous reviendrez demain matin !!! La poisse continue, nous revenons mettre Centolla au Mouillage pour la nuit.
Le lendemain matin cette fois,nous n'attendrons que quelques minutes avant d'être pris en charge . En premier immobilisation du bateau par des élingues , passage des  sangles sous le bateau avec vérification par un plongeur ,et quand tout est OK le bateau est doucement soulevé hors de l'eau.

La manœuvre est assez impressionnante,mais l'équipage est "pro" tout se passe dans le calme,le bateau se soulève de l'eau,au niveau du bastingage nous quittons Centolla
a qui continue son ascension dans les airs avant d'être déposé sur le pont. Des bers seront ensuite ajustés et soudés sur la coque du navire pour éviter tout risque de glissement


Centolla dans les airs



En attendant le "taxi " retour,  nous en profitons pour faire pour faire un petit tour sur le cargo. Tout est nickel rien a redire, nous avons bon espoir que Centolla arrive à destination sans une égratignure.


La navette vient nous récupérer et nous sommes ramenés rapidement sur nos bateaux.
Bon voyage Centolla..... qui va bientôt connaitre les eaux méditerranéennes.








mercredi 11 avril 2018

Martinique dernier passage

Avant que Kiki et Serge prennent l'avion, il nous reste une journée. Nous profitons d'une voiture de location pour refaire un gros avitaillement,et pour faire une dernière randonnée.
Nous n'irons pas très loin à peine à une dizaine de Kilomètres de Fort de France juste après les fameux jardins de Balata,mais c'est suffisant pour se retrouver à nouveau dans la forêt dense.
La boucle d'Absalon n'est pas longue mais il y a quelques passages un peu raides soit en montée ou en descente et l'endroit est bien arrosé et glissant donc méfi,méfi !
Nous attaquons par une montée bien raide,les racines des arbres forment des marches naturelles facilitant la grimpette.
Comme après la pluie vient le beau temps, après la montée vient la descente........ et la glissade !
Heureusement plus de peur que de mal, et vu l'état du short de Flo ça se termine par une bonne rigolade.
La suite du parcours est moins mouvementé, nous pouvons admirer la végétation à certains endroits
les racines ressemblent à des spaghettis géants répandus sur le sol.
Les bambous sont immenses
Et les fleurs présentes sur tout le parcours, un régal .

 
 

Le jour suivant juste avant que nos amis repartent,nous referons un saut au marché de Fort de France,et ils repartiront enchantés de leur séjour mi nautique mi randonnée en adoptant une devise bien locale....

Pas ni pwoblem..... en ce qui me concerne j'en ai un. Dernièrement en remplaçant l'huile de l'embase du hors bord j'ai trouvé de la mayonnaise !!pas bon signe. Je l'ai remplacée et 15 jours plus tard rebelote. Je me suis renseigné pour trouver des pièces de rechange...pas facile ici en Martinique surtout que le moteur affiche fièrement ses 25 ans de bons et loyaux service.
Par le plus grand des hasards lors de notre passage à Marigot Bay mon regard a été attiré par un genre de Totem,constitué d'un poteau entouré par des carcasses de moteur hors bord et au beau milieu il y avait une embase ressemblant à la mienne. J'ai peut être détruit une "œuvre d'art" mais j'ai récupéré la pièce et de retour à l'annexe j'ai constaté que c'était exactement la même.Quel bol !!
Je vais donc pouvoir procéder à un échange standard car après un premier examen il n'y a pas l'ai d'y avoir de problème en tout cas pas d'eau dedans, juste un peu d'électrolyse mais je ne vais pas faire la fine bouche.
En me lançant dans l'opération je savais que j'allais me confronter à des problèmes lors du remontage,ça n'a pas raté !!!! Le jeu consiste à reconnecter les tiges de commande de l'inverseur,ensuite engager le tube d'eau de refroidissement dans son logement et pour terminer,la cerise sur le gâteau mettre l'arbre dans la tête moteur en mettant les cannelures bien face à face.
Après 3 H de bataille ,en ayant reçu des conseils et l'aide de quelques personnes du ponton j'ai jeté l'éponge, je suis Zen  mais j'ai eu une pensée haineuse pour ceux qui ont conçu le moteur.
La solution je l'avais..... car j'avais déjà eu le même soucis en remplaçant la turbine. Aucune difficulté, mais beaucoup plus long car il faut mettre l'engin en petits morceaux de façon à enlever tout le bloc moteur, pour venir à la fin le poser sur l'arbre.
Le lendemain matin c'est parti, je démonte le bloc moteur,comme j'avais passé de la graisse sur les boulons tout se démonte facilement. Je remets  l'embase en place assez facilement,ensuite je n'ai plus qu'à ajuster l'arbre dans son logement et le tour est joué.
J'en profite pour donner un bon coup de chiffon et voilà  le moteur reparti je l'espère 
pour un certain temps. A la fin de la saison j'aurai tout le temps pour commander des pièces neuves de rechange en prévision......
joint spi défaillant