mardi 21 juillet 2026

Golfe de Volos


 Nous quittons le petit port d'Oreï pour nous rendre dans un petit mouillage juste à l'entrée du golfe de Volos. Après une navigation de courte durée avec une petite brise nous arrivons dans un mouillage peu fréquenté. Il faut dire qu'on ne peut y caser que 4 ou 5 bateaux grand maximum. Pour nous c'est jour de chance il n'y a personne en dehors de quelques baigneurs sur la petite plage . Le fond est en partie tapissé de posidonies avec de grandes taches de sable, la clarté de l'eau nous permet de laisser tomber notre ancre dans l'une d'elle assurant ainsi une bonne tenue.

Nous y passons paisiblement toute la journée et la nuit avant de nous diriger vers l'entrée du golfe de Volos. Nous attendons la fin de la matinée que le vent se lève avant de remonter l'ancre. Une petite brise s'établit ce qui nous permet d'avancer a petite vitesse mais dans de bonnes conditions. Pour notre premier mouillage nous tablons sur le bout de la pointe l'entrée Est du golfe. Nous y trouvons effectivement un joli mouillage avec de l'eau claire; Un seul petit bémol la présence de méduses Pélagia noctiluca qui sont très urticantes.

 


Malheureusement pour nous à la nuit tombée le vent qui était initialement NE va s'orienter au NW .... nous ne sommes plus protégés par la terre et le clapot rentre en plein dans le mouillage. Nous passons une nuit pas très bonne, un peu trop secoués.

 


De notre mouillage de la pointe N de l'entrée du golfe nous partons en direction de l'île d'Alatas. Un ami nous a recommandé un joli mouillage au pied d'un ancien monastère. Nous suivons ses conseils et effectivement nous trouvons un joli mouillage entouré de terres plantées d'oliviers multi centenaires


nous pensions y passer la nuit mais malheureusement en fin d'après midi  un bon vent de NE est venu gâcher notre plan. La mer vient de loin, en jargon maritime il y a un grand fetch et ce sont de bonnes vagues qui nous secouent. La décision est rapidement prise de déguerpir pour se mettre à l'abri sous le vent de la côte devant le petit port de Milina. Nous ne regrettons pas notre décision, nous retrouvons un plan d'eau lisse .


 Le soir nous partons à terre faire un petit tour de reconnaissance. Le village est essentiellement peuplé de Grecs, très peu de touristes et cela nous va bien. Le petit port est prolongé par une plage le long de laquelle se trouvent quelques Tavernas. Nous y retournerons pour faire quelques courses, une petite épicerie semble disposer de pas mal de choses.

Le lendemain commence le casse tête !!! la météo se dégrade sérieusement comme c'était annoncé. Nous recevons un message d'alerte des autorités Grecques plus qu'alarmiste. Comme nous n'avons pas envie de revire l'épisode de Poros d'il y a 2 ans pendant lequel nous avions subi des rafales à plus de 60kt , nous essayons d'anticiper......


 

Il est sur et certain que nous risquons de dérouiller il faut trouver une stratégie pour limiter les soucis. Le problème est que le vent de NE va se renforcer en passant au N puis au NW, A l'endroit où nous sommes le mouillage va certainement devenir intenable. Effectivement dès la bascule au N le mouillage n'est plus protégé et la mer rentre plein pot et ce n'est que le début. Après une rapide concertation avec Flo nous décidons de déguerpir, les rafales sont déjà à 30kt. Flo se charge de remonter l'ancre je m'installe à la barre et c'est parti.Moteur en avant lente pour aider le guindeau la remontée se passe sans soucis, un coup d'accélérateur pour être manœuvrant et on se laisse glisser sous le vent. Moteur débrayé et à sec de toile nous avançons à 4.5 kt inutile de dire que ça souffle fort . Nous nous dirigeons vers la baie de Vathoudi... aie!!! elle est envahie par des bateaux "ventouses" sur des corps morts . Nous tournons entre les bateaux pour finalement trouver un petit espace qui pourrait convenir. Nouveau tour pour bien estimer l'endroit où nous allons laisser tomber l'ancre car il ne faut pas se rater,  plouf l'ancre est lâchée sur 7m d'eau, on dévide 45m de chaîne , le bateau part sous le vent puis fait face une fois la chaîne tendue. Nous sommes contents de nous, on est exactement là où on voulait, maintenant il faudra quand même surveiller pendant la bascule vers le NW car les bateaux vont tourner et on ne connait pas la longueur des corps morts. Pour l'instant tout va bien, la pluie s'intensifie,on se met à l'abri
à l'intérieur et je mets en place l'alarme de mouillage.


Les heures suivantes vont se résumer à ouvrir rapidement le capot de pont , jeter un œil à l'extérieur pour vérifier notre position et le refermer  aussi vite pour ne pas faire rentre d'eau.

Vers 2h du matin le vent commence à faiblir en tournant franchement NW,les bateaux voisins font de même en restant à bonne distance et à 4h le vent devient raisonnable avec encore quelques belles rafales , j'estime pouvoir aller me reposer en laissant l'alarme de mouillage,où on voit parfaitement la rotation et le déplacement du bateau, 


 Au lever de jour , le ciel se dégage quelques belles risées se font encore sentir , la météo était juste et en milieu de journée le calme est totalement revenu.

Du coup nous pouvons aller nous remouiller au pied du monastère mais cette fois du côté Est.Nous mettons l'annexe à l'eau pour aller un peu sur la terre ferme pour nous dégourdir les jambes. Le spectacle est superbe mais à certains endroits vraiment désolant !!! La plagette est jonchée d'une multitude de débris en plastiques et autres détritus qui témoignent que la pollution de notre planète est bien réelle. Nous empruntons un petit sentier passant entre les oliviers multi centenaire parcouru par quelques biquettes qui viennent le soir boire dans un bac d'eau douce en bordure de plage.





Mouillage Ile Alatas


Le mouillage nous plait bien !! nous décidons d'y rester plusieurs nuits en attendant notre ami Laurent qui est en route pour nous rejoindre. Comme nous sommes un peu juste en ravitaillement d'un coup d'annexe nous passons à Mélina le village voisin que nous atteignons en une quinzaine de minutes. Le port est vraiment petit et en grande partie occupé par les pêcheurs et quelques petits voiliers locaux. Nous trouvons une place pour notre annexe et nous voilà partis pour explorer le village. Cela sera très rapide il n'y a vraiment pas grand chose.... des tavernas en bord de plage et ce qui nous intéresse le plus c'est  une épicerie. Nous y trouvons un minimum c'est l'essentiel et au retour nous bidonnons de l'eau douce à un robinet que les pêcheurs utilisent pour rincer leur matériel. Nous sommes maintenant prêts pour quelques jours d'autonomie.




Durant les jours passés au mouillage nous avons fait la connaissance d'un couple Géraldine et Robert qui naviguent sur un Bavaria 34. Leur façon de naviguer ressemble bea
ucoup à la notre, leur programme correspond au notre également il n' en faut pas plus pour que nous décidions de faire route ensemble.

Notre ami Laurent qui devait nous rejoindre arrive enfin , mais nouvelle déconvenue , il est en panne de moteur. Le mouillage devant le port étant suffisamment grand , il arrive sans trop de difficultés à mouiller à le voile. Dans son malheur une nouvelle fois Laurent a de la chance.Robert que nous venons de rencontrer a été garagiste et il se propose d'aller jeter un oeil.Très rapidement il identifie l'origine du problème, la courroie d'alternateur et de pompe est complètement détendue. Le moteur n'a pas été suffisamment refroidi il a chauffé et a fini par "serrer". Vu la température du moteur nous ne pouvons pas intervenir dessus dans l'immédiat, rendez vous est pris pour le lendemain matin. Le lendemain matin une fois le moteur refroidi, signe encourageant avec une grosse clè nous arrivons a faire bouger les pistons. Maintenant une nouvelle question se pose le démarreur ne fonctionne plus . Robert armé d'un multimètre remarque que le plus n’arrive pas à la borne.En remontant le circuit nous tombons sur le responsable du défaut, le fusible a fondu. En essayant de redémarrer le moteur bloqué , le démarreur a provoqué une sur intensité dans le circuit et le fusible a joué son rôle. Une fois ce défaut corrigé et avoir remis le plein de liquide de refroidissement, la clè de contact est tournée et bonheur, ça tourne !!!! Robert en ancien professionnel fera les vérifications d'usage des niveaux huile moteur liquide de refroidissement, couleur des fumées d'échappement, le joint de culasse ne semble pas être HS ? notre ami Laurent s'en tire à bon compte.

Nous allons donc pouvoir reprendre notre route.... En fin de semaine le Meltem doit souffler assez fort , et comme personne n'a envie de se faire secouer, nous allons donc nous enfoncer dans le golfe pour aller à la ville de Volos. Notre navigation sera rapide, il y a un bon vent 18/25kt au départ au petit largue. Nous prenons tous le premier ris et quelques tours dans le génois, il n'en faut pas plus pour débouler à 7.5 kt ce qui fait qu'en 2h30 nous bouclons le trajet de 18 Nm.

Le port est immense, nous n'avons aucune peine à trouver un emplacement le long de la grande jetée.A notre arrivée un plaisancier Allemand que nous avions connu à Marmaria nous aide à nous mettre en place. La difficulté est de mettre les amarres à terre et d'attraper la "pendille"et de l'amener rapidement à l'avant du bateau pour le maintenir écarté du quai. Une fois bien installé nous aiderons à notre tour Laurent qui navigue en solitaire puis Géraldine et Robert qui attendaient patiemment que tout soit en ordre avant de venir accoster à leur tour.


 

En début de soirée Laurent nous invite à prendre l’apéro sur son bateau pour nous remercier du travail effectué sur son moteur qui sera suivi d'un repas sur le Sapèto'Q avec au menu un poulet curry gingembre .

Pour terminer en beauté la journée nous partons ensuite en ville à la recherche d'un glacier sous un magnifique clair de lune 

Le jour suivant chacun vaque à des activités plus ou moins différentes . Laurent se met à la recherche d'un magasin d'accastillage pour remplacer sa commande de guindeau,en ce qui nous concerne nous recherchons un bidon d'eau,le notre après plusieurs années de bon et loyaux service a fini par se casser; Il nous faut aller payer le port, nous ne manquons pas d'occupations

L'après midi en compagnie de géraldine et Robert nous irons voir l'église en front de mer dont l'intérieur renferme de splendides mosaïques .


 


Nous continuons ensuite vers un grand super marché à la recherche de produits que nous ne trouvons pas dans les petits commerces.

De son côté Emmanuelle du bateau Nawak se charge de nous organiser un virée dans le Pléion le massif montagneux surplombant Volos pour le lendemain.

Au breefing apéro du soir, elle nous indique le déroulement de la journée;

départ en bus à 12h30 à la gare routière , il faut en gros une demie à pied pour s'y rendre

bus jusqu'à Portaria après un trajet d'environ 45mn, on trouvera un troquet pour manger 

ensuite petite rando d'environ 3km entre Portaria et Makrinitza par le chemin des Centaures

retour en bus à 17h 30au départ de Makinitasa pour Volos  voilà une magnifique organisation.  

Tout est organisé nous  pouvons partir en ville nous enfiler une Pita Gyros pour prendre des forces

 

 

 

 

 Donc le samedi matin à 11h 15 tout le monde est prêt on se met en route vers la gare routière en faisant un petit arrêt chez le shipchandler. Nous arrivons largement à l'heure, et tout le monde grimpe dans le bus et nous voilà partis.

Le bus prend une route qui devient rapidement sinueuse , nous prenons rapidement de l'altitude et nous dominons toute la baie de Volos . Nous distinguons nettement la grande jetée où sont nos bateaux

 Dans le bus il y a une sacré ambiance....tout le monde est en forme.

 

 

 Suivant le programme 45mn plus tard nous arrivons à Portaria où nous trouvons une Taverna sympa pour déjeuner.
 
une fois l'estomac bien calé c'est parti pour la rando avec pour point de départ la fontaine.

Au départ nous progressons le long d'un petit torrent ,dans la fraîcheur à l'ombre d'arbres immenses,tout le monde est ravi


 


Au fur et à mesure de la remontée nous nous rendons compte que des petits ponts en bois ont été détruits par les grosses inondations de septembre 23,  il faut passer d'une rive à l'autre en sautant sur des rochers. Progressivement le balisage se fait de plus en plus distant pour disparaître totalement.....On commence à se poser des questions  sur l'itinéraire !! nous tombons sur un groupe de Roumains qui sont eux aussi déboussolés. Heureusement nous avons nos portables avec des applications, le problème c'est qu'elles ne sont pas d'accord. Finalement nous prenons tous la même option . Nous nous retrouvons à flanc de falaise à faire de la varappe avec quelques passages un peu périlleux.... avant de retrouver un semblant de sentier au milieu des chênes kermess des ronces et autres buissons qui nous laisserons des souvenirs cuisants sur le bas des jambes

Après plus d'une heure de galère nous finissons par retrouver un sentier digne de ce nom, qui nous conduit au village, mais nous avons pris tellement de retard que le  bus de 17h 30 est déjà parti depuis belle lurette. Pour commencer nous nous reposons un peu à l'ombre des immenses platanes de la place,avant d'aller à la terrasse d'un café pour nous réhydrater....
 

Par la suite comme nous avons largement le temps en attendant le bus nous déambulons dans les rues du petit village de montagne qui a un peu perdu de son âme avec le tourisme, mais qui reste toutefois très joli.





Village de Portaria


Nous finirons par un petit repas vite avalé pour cette fois ne pas rater le dernier bus car c'est le dernier.

Un quart d'heure avant le départ nous atttendons bien sagement sur un muret  tous un peu fatigués car en fait de 4km initialement prévus nous en aurons parcouru 18 en tout !!

Le jour suivant retour à la navigation 





samedi 18 juillet 2026

De Kalkis au nord d'Eubée

 Du mouillage notre ami Laurent entre en contact avec l' entreprise Meltémi d'Athènes. Il explique son problème demande un devis et la mauvaise situation  situation dans laquelle il se trouve se décante rapidement. Une équipe va se déplacer sur place pour prendre les mesures et procéder au démâtage. En principe la suite devrait être assez rapide pour refaire un gréement neuf..... affaire à suivre. En attendant nous allons découvrir la ville. Pour nous y rendre nous prenons notre annexe qui a un moteur en bon état de marche,car il y a un fort courant pour se rendre dans une petite anse au pied du pont Un parcours pour les kayakistes y a même été installé.

Nous allons ensuite passer pas mal de temps a observer l'eau passer très rapidement sous le pont en faisant de beaux tourbillons.

On a vite fait de comprendre pourquoi le passage se fait à l'étal du soir pour les perturbations du trafic routier.
Nous nous rendons au bureau du port pour faire les formalités de passage et nous acquitter du droit de passage de 35 € pour notre bateau . L'employée nous indique les modalités pas très compliquées, il suffit de se mettre en veille sur le canal 12 à partir de 22h30 pour le soir concernant notre passage et d'attendre les instructions. L'heure de passage est différent chaque jour et liè aux horaires des marées, qui a dit qu'il n'y avait pas de marées en Méditerranée !!

Du coup le soir nous avons le temps de manger un dernier repas avec Isa et Laurent cette fois on s'oriente sur le poisson dans une Taverna possédant une terrasse donnant sur le chenal.


Après un excellent repas, nous devons quitter nos amis pour préparer notre passage. Juste le temps de rentrer, de relever notre annexe que la VHF se met déjà a crachouiller pour appeler les bateaux un par un et pour donner les ordres de passage. Ça commencera dans le sens N/S suivi du sens S/N . Nous relevons l'ancre, nous faisons des ronds dans l'eau  en attendant qu'on nous autorise à passer . Une fois l'autorisation donnée, les bateaux se précipitent pour passer car côté N les places à quai ne sont pas nombreuses. Comme la nuit s'annonce très calme nous allons continuer pour aller mouiller devant une plage à 2.5 N au NE.
 


Après une bonne nuit de sommeil nous repartons pour Loutra, connu pour ses sources thermales juste en bordure de plage.Nous commençons la journée en tirant des bords dans un petit vent de NW qui va finir pardisparaitre pour céder la place à un vent de NE qui va progressivement s'orienter E ce qui fait bien notre affaire ! nous faisons route directe,on ouvre les voiles la cadence augmente.Nous arrivons finalement à faire une bonne moyenne mais en parcourant 45 nN au lieu d'une 30 aine en ligne directe.Nous mouillons sans nous rendre à terre, après un joli coucher de soleil nous passons une nuit tranquille prêts à repartir pour Oreoi tout au N d'Eubée.

  le départ est un peu poussif ,peu de vent nous allons faire une alternance voile et de Teuf Teuf . Une fois passé la pointe NW d'Eubée le vent se lève mais en plein pif. Nous allons donc tirer des bords de près, le vent forcant à 18/21kt cela nous obligera a réduire la voilure.

 

Nous allons nous mettre directement au mouillage, où nous attendent Martine et Gaétan des amis que nous avions rencontrés aux Açores. Après avoir rangé le bateau nous mettons l'annexe à l'eau pour passer à leur bord, il s'en suit beaucoup de palabres un apéro sur Sapeto'Q et une virée à terre pour se restaurer

Malheureusement nous ne pourrons pas passer beaucoup de temps ensemble, il faut qu'ils regagnent Nidri côté Ionien où est situé le chantier où ils laissent leur bateau.

Après leur départ nous déplaçons le bateau pour aller nous mettre au port. Comme dans beaucoup d'endroits en Grèce on mouille devant et on se met cul à quai, la seule différence ici c'est que nous avons tout le quai pour choisir notre emplacement.


Nous nous plaçons juste en face d'une borne à eau, au moins nous n'aurons pas besoin de tirer des dizaines de mètres de tuyau pour nous raccorder. l'occasion faisant le larron on en profite pour faire un grand nettoyage du bateau et un peu de lessive. Le soir nous aurons un beau coucher de soleil en bout de quai avant d'aller manger dans une des nombreuses Taverna qui s'alignent le long du quai principal.


 Les nuits sont calmes et tous les matins nous sommes réveillés par des hirondelles qui viennent tenir un conciliabule sur les filières et les les écoutes du génois. Elles ne sont pas farouches il faut juste éviter de faire des mouvements brusques ce qui permet de les observer de très près.


 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

jeudi 9 juillet 2026

Eubée

 Une fois passé le cap Sounion nous allons remonter tout le canal d'Eubée en passant par l'étranglement de Kalkis pour déboucher tout au nord sur les Sporades.

Pour la première étape nous tablons sur Marmariaa qui se trouve à une trentaine de milles de Sounion. Cet endroit n'est pas choisi au hasard mais en fonction de la météo qui nous prévoit pour le jour suivant un coup de Meltem qui ne doit durer qu'une journée mais assez intense. Marmaria nous y sommes déjàpassés et nous savons qu'il y a une grande baie assez abritée où nous pourrons passer la journée au mouillage à faire le dos rond en attendant que ça passe.

La remontée vers Marmaria se fait dans de très bonnes conditions , un petit vent d'E/SE nous fait naviguer vent de travers et nous avançons sans difficultés. Sachant que le vent va souffler fort, nous mouillons une bonne longueur de chaîne (40 m) pour 4m d'eau et nous vérifions que l'ancre est bien plantée dans le sable plus ou moins vaseux. Nous voilà rassuré sur ce point. 

De Poros à Marmaria

Marmaria est une ville typiquement grecque où il y a peu de touristes et nous n'en sommes pas mécontents. Le soir nous retrouvons une ambiance petit village avec les gamins jouant dans les rues, les personnes âgées assises sur des bancs en train de discuter ... des choses qui se perdent malheureusement .

le port de plaisance se résume à un quai ou peuvent se mettre 3 bateaux . A côté il y a un minuscule port de pêche et un quai plus grand où accostent les ferrys venant du continent.



 


 

Le tour en ville sera vite fait et nous finirons la soirée à la terrasse d'une Taverna en dégustant des calamars frits en regardant le soleil se coucher iur nos bateaux au mouillage.
 
 
 
 
Le lendemain matin ce qui devait arriver arriva , le vent se met à souffler fort mais bien plus tôt que ce qui était annoncé. A 6h du matin nous sommes réveillés par les premières bourrasques qui augmentent rapidement. Et nous voilà partis pour un vent moyen de 20 kt avec des rafales jusqu'à 34 kt, ça décoiffe !!

 

Il n'y a plus qu'à attendre que le vent baisse, ce qui devrait se produire en fin de journée pour pouvoir retourner à terre. 
 La météo se révèle sur ce point exacte et nous nous rendons à terre 19h alors qu'il n'y a plus que quelques petites risées sur l'eau  L
Le jour suivant nous nous remettons en route pour un trajet d'environ 25 milles pour nous rendre dans un tout petit mouillage que nous trouvons sympa. Il n'y a quasiment rien juste deux petites Tavernas et un petit quai pour les barques de pêche/ Comme la distance n'est pas énorme, nous attendons que le vent d'E/SE s'établisse aux alentours de 10h et nous hissons les voiles qui vont nous pousser jusqu'à l'entrée du mouillage.  En cours de route une bonne brise va s'installer et à 14h nous sommes mouillés prêts à prendre notre repas confortablement installés dans le cockpit sans gite.

 
 
 Le lendemain nous continuons notre progression en direction de Kalkis pour faire une halte à Erétria, une grande baie où de nombreux bateaux peuvent trouver une place. Nous appliquons la même tactique que la veille nous attendons que le vent s'installe avant de remonter l'ancre,cette fois ci c'est un peu plus tardivement mais le vent est bien là et encore une fois nous faisons la totalité du trajet à la voile. A l'arrivée aucun soucis pour se caser, nous laissons tomber notre ancre sur un fond de 6m juste face à la plage
L endroit a l'air sympa , un petit port juste à côté va nous permettre de laisser notre annexe  en sécurité sans gêner les baigneurs.

 En fin d'après midi nous allons faire une balade de reconnaissance en ville, et bien vite nous nous rendons compte qu'en dehors du front de mer la ville est bien calme et sans grand intérêt.
Il y a bien quelques ruines de la cité antique à observer mais pour moi c'est toujours : circulez il n'y a rien à voir !!

 La nuit en revanche sera animée..... une boîte de nuit va jusqu'à 2h du matin nous balancer plein pot dans les oreilles une musique infecte ,associè à une horde de moustiques,cela donne un cocktail assez efficace pour être empêché de dormir.
Nous continuons donc notre route sans trop de regrets en direction de Kalkis. Cette fois nous n'avons pas a attendre le vent, il se lève rapidement, et dépasse très largement les prévisions. Nous sommes contraints de réduire le génois et de prendre le premier ris. Nous remontons au près serré avec des rafales à 25/27kt jusqu à l'entrée du chenal. Pour éviter de tirer des bords avec le génois qui se prend à chaque virement dans le bas étai ,nous le roulons complètement et nous remontons le chenal qui est assez étroit en tirant des bords grand voile à 1ris et moteur, c'est nettement plus confortable.Nous arrivons au mouillage où nous retrouvons le calme. Peu de temps après notre ami Laurent se met également au mouillage et nous passe un coup de fil. Très mauvaise nouvelle...... un ridoir de bas hauban s'est cassé net au niveau de la partie filetée.

 En observant de près la partie défaillante , on se rend compte que la section est complètement oxydée,laissant supposer que la partie qui a cassée était déjà fissurée depuis belle lurette.
La seule consolation de cette histoire, c'est que le mat ne soit pas tombé. 
Laurent très réactif contacte  une entreprise d'Athènes spécialisée dans les gréements, il semble pour le moment qu'une remise en état rapide serait possible, tout cela est au conditionnel,mais ça a l'air en bonne voie.
En soirée nous nous rendons dans un bar pour regarder la demie finale de la coupe du monde,et quelle déception. Une équipe française plus que médiocre,et des Espagnols faisant un cinéma pas possible en se roulant par terre,le nombre de tours devant être certainement  proportionnel à la douleur ........
 
 
 
 
 
 
Voufalo,Eretria,Kalkis