mercredi 17 juillet 2024

Korfos

 Après avoir passé 2 jours au Port d'Aégine, nous voilà prêts à repartir. Nons n'allons pas faire une grande étape juste une 15 aine de milles dans du petit temps. La mer est belle il fait chaud  tout va bien.

En approchant de notre mouillage nous voyons soudainement un feu se déclarer juste derrière où nous allons. Il gagne rapidement en intensité, mais très rapidement de gros moyens sont mis en jeu. Nous voyons arriver 2 canadairs puis 5 hélicos qui viennent écoper dans la baie. Chapeau bas aux pilotes qui manient ces engins ,de vrais virtuoses. La ronde va durer pendant tout l'après midi





Mouillage de Korfos

A la tombée, la ronde s'arrête, et par chance le vent se calme.

Dès l'aube les Canadairs et les hélicos reviennent mais en moins grand nombre le feu doit être plus ou moins maîtrisé.

Dans le courant de la matinée nous faisons un rapide tour à terre pour jeter nos poubelles et racheter un peu de frais au mini market ,il porte bien son nom ,on n'y trouve que l'alimentation de base , mais ça nous suffira pour le moment.

Village de Korfos


La seule chose qui attire ma curiosité sont les vestiges d'un ancienne fabrique d'huile où il reste le moulin et le pressoir.




Le tour étant fait ,nous pouvons quitter le mouillage....

vendredi 12 juillet 2024

Aegine

 Aprèa avoir passé pas mal de temps dans la baie de Poros nous décidons de changer de mouillage tout en restant dans une zone sans Meltem. Nous n'avons pas à aller bien loin au sud de l'île d'Aégine il y a plusieurs mouillages que nous ne connaissons pas. Vu la bonne météo ,nous tentons le mouillage d'Ormus Klipos tout au sud de l'île, il n'y a que 10 milles à parcourir, nous en ferons les 3/4 à la voile et pour le reste il faudra solliciter Teuf Teuf le vent disparait totalement.

Le mouillage est superbe , nous  plantons notre ancre dans du sable sur 8m de fond. L'eau est si claire qu'on arrive à la distinguer du bateau.En cours d'après midi beaucoup de bateau partent vers le port et il n'en restera  plus que 4 à passer la nuit.

mouillage sud Aégine


Passer la nuit........ eh bien non, nous n'avons pas pu y rester !! Contrairement à toutes les prévisions météo un vent de SE s'est levé faisant rentrer la houle dans le mouillage, et on se voyait mal passer une nuit dans un shaker. Nous sommes partis rapidement pour nous replier sur le mouillage le plus SW de l'île Ormus Moriouti La protection était nettement meilleure. Il nous a fallu nous reprendre à 2 fois pour que l'ancre arriver à pénétrer dans le sable très dur.Je suis allé faire un petit canard pour aller vérifier si elle était bien plantée, c'était le cas , me voilà rassuré nous pourrons dormir tranquillement.

Le lendemain le mouillage se remplit, nous sommes samedi et les Athéniens sont en WE, mais il n'y a pas surfréquentation tout le monde arrive à se caser facilement. L'environnement est juste un peu plus bruyant avec les gamins qui jouent dans l'eau.



Dans la matinée nous levons l'ancre pour nous diriger vers le mouillage au nord d' l'île Moni. Quand nous arrivons le mouillage est déjà bondé, plein de vedettes avec des sonos plein pot .... très peu pour nous , du coup nous continuons vers l'îlot Nisis Métopi. Là nous trouvons notre bonheur, l'eau est très claire et les bateaux peuvent mouiller sur plusieurs centaines de mètres il y a de la place pour tout le monde.


Nous profitons de l'endroit avant de lever l'ancre en fin d'après midi pour aller nous mettre au mouillage devant le port d'Aégine où nous passerons la nuit.

Le lendemain matin vers 9 h nous entrons dans le port à la recherche d'une place, avec surprise nous en voyons déjà 3 de libres. Comme dans beaucoup de port en Grèce nous mouillons à l'avant et nous reculons pour mettre l'arrière du bateau à quai. Comme il n'y a presque pas de vent la manœuvre ne pose pas de problème. Après de rapides formalités à la capitainerie, nous pouvons disposer de l'eau courante, un luxe !!!! grande douche dans le cockpit , un brin de lessive,on s'arrose tout en nettoyant le bateau qui commence a en avoir bien besoin.Dans la foulée nous partons au grand super marché qui n'est qu' à une dizaine de minutes à pied avec nos gros sacs à dos et notre Caddie pliant pour les packs d'eau.

En arrivant sur place et après renseignements nous apprenons que la livraison au bateau est gratuite à partir de 50€..... Belle affaire car pour faire le plein nous allons largement dépasser cette somme.En moins d'une demie heure voilà nos courses faites et déposées au pied du bateau.

Dans l'après midi il fait tellement chaud que nous attendons 16h avant de bouger. On continue de rincer le bateau tout en s'arrosant et en fin d'après midi nous allons faire un petit tour à la plagette à proximité des ruines d'un temple pas bien loin de l'entrée du port.


L'eau est claire et il y a peu de monde, il faut marcher à pied au moins 500 m ......



Le jour suivant , nos amis Brigitte et Emile nous quittent pour aller récupérer de la famille sur Athènes. Nous les retrouverons probablement dans le courant de l'été.

Pour ne pas faillir à nos habitudes nous allons à la petite chapelle juste à l'entrée du port,en passant devant le petit port de pêche ,rempli de petites barques multicolores que je trouve magnifiques.

Barques de pêche à Aégine


Entrée du port d'Aégine

dans l'après midi ,réalisation de menus travaux d'entretien, puis direction la plagette pour un bain de mer.Et pour terminer en beauté notre passage à Aégine nous nous offrons des calamars frits et des anchois,un régal.


samedi 6 juillet 2024

Coup de Trafalgar à Poros

 D'Ermioni à Poros nous faisons une petite navigation tranquille par temps de demoiselle. Comme nous commençons à avoir nos habitudes nous nous dirigeons tout droit au mouillage devant l'école navale. Nous lâchons notre ancre sur 5m d'eau avec 30m de chaîne, on a de quoi voir venir.

 

 Nous passons une nuit paisible ,dans la matinée nous partons en ville faire quelques courses. En arrivant sur le quai mon attention est attirée par une grande canne à pêche à l'arrière d'un bateau Autrichien. Y aurait il un radioamateur à bord ? Je toque à la coque et effectivement  Christoph me confirme qu'il l'est . Il n'en faut pas plus pour qu'une longue conversation s'engage et nous nous donnons rendez vous le soir pour aller manger une Pitha .

Nous allons ensuite déambuler dans les petites rues fleuries que nous aimons bien ,en remettant à la fin d'après midi la montée vers les sommets.



 


Après le gros coup de chaleur nous montons vers les sommets dans un premier temps à la tour de l'horloge d'où on a une belle vue sur le rade



Ensuite direction la petite chapelle qui se trouve sur un autre sommet un peu plus haut au dessus de l'école navale.

Et pour terminer la journée nous retrouvons Christoph le radioamateur et Barbara sa compagne pour une virée dans une petite Taverna face au port. Nous avons largement de quoi discuter, ils ont fait un tour du monde en 7 ans et ce sont des navigateurs chevronnés .

Le jour suivant sera largement consacré à l'entretien du bateau et dans l'après midi avec l'annexe nous faisons le tour pour nettoyer ce qui n'était pas faisable au chantier . Vers 18h le ciel se couvre, et nous entendons les premiers coups de tonnerre. La météo avait bien prévu des orages...... par précautions nous ajoutons de la chaine pour arriver à 40m .En peu de temps la situation se dégrade , il se met à pleuvoir, les éclairs nous entourent, j'ai le temps de débrancher l'électronique , et d'un seul coup le vent passe de 10 kt à plus de 50 kt. Je démarre immédiatement le moteur en marche avant pour diminuer la traction sur l'ancre, la pluie tombe à l'horizontale et l'eau est arrachée des crêtes des vagues, c'est impressionnant !!! Au mouillage les bateaux tirent des bords au bout des chaînes d'ancre, des bateaux partent à la dérive , c'est  incroyable. Notre annexe que nous n'avons pas eu le temps de remonter  fait le cerf volant derrière le bateau,évidemment elle se retourne, le moteur est dans l'eau et tout ce qui était dedans : rames , grappin, pompe à eau est perdu ..........

Nous allons batailler pendant plus d'une demi heure  , nous pensions avoir la situation en main, mais un bateau va décrocher,et va dériver droit sur notre étrave.son arrière vient toucher notre davier qui se charge de lui tordre le balcon arrière, et lui "décapiter" le petit moteur hors bord pour ne laisser sur son support que les presses de fixation et l'embase.

Pour éviter la catastrophe il faut se dégager en allongeant la chaîne pour reculer,mais la traction sur le bout fixé sur la chaîne a été si forte que le nœud de taquet est tellement serré qu'on ne peut absolument pas le défaire. Heureusement nous avons un gros couteau prévu pour ces occasions, d'un seul coup Flo a coupé le cordage,ce qui nous permet de reculer de plusieurs mètres évitant des dégâts supplémentaires.

Environ 1/4 d'heure plus tard le vent retombe presque aussi vite qu'il était arrivé. Nous nous en tirons avec le davier légèrement tordu de 3 mm environ ne portant pas à conséquence.

De cette aventure je n'ai malheureusement aucune photo, ni vidéo, nous avions d'autres préoccupations vous comprenez je pense !

Le matin suivant nous avons rencontré l'équipage de l'autre bateau pour échanger les adresses des différentes compagnies d'assurance. Ils nous ont annoncé avoir enregistré la vitesse maximale du vent à 60.6 kt, c'est un record pour la vitesse du vent encaissée au mouillage par le bateau, et nous remercions encore une fois notre ancre qui a su maintenir le bateau dans de telles conditions.

Moteur décapité...
Ensuite il a fallu que je me lance dans la mécanique pour récupérer le moteur qui avait été la tête dans l'eau .Après la 'bataille"une fois le calme revenu j'avais copieusement arrosé le moteur à l'eau douce pour enlever le sel ,mais évidemment ça ne suffit pas. Donc vidage du réservoir, démontage du carburateur.........je vais m’arrêter là car la liste est longue et en fin de matinée le moteur est reparti .Ouf Dans l'après midi nous faisons un saut chez Spyros le schipchandler de Poros. La boutique semble petite, mais c'est une véritable caverne d'Ali Baba où le moindre recoin est utilisé pour y entreposer du matériel. Nous trouvons tout pour remplacer le matériel perdu..




La journée suivante nous la passerons, tranquillement pour récupérer nerveusement en allant faire une virée sur Galatas en annexe. En soirée un bateau passe derrière nous,c'est Sogood avec à bord Emile et Brigitte des amis que nous avions rencontré l'an dernier au chantier. Après une discussion brève, nous prenons rencard pour le lendemain matin et vont se mouiller un peu plus loin. Ça fait toujours plaisir de retrouver des amis en cours de vadrouille.

Le lendemain matin nous passons leur rendre visite et nous nous mettons d'accord pour aller dans une petite crique bien abritée à seulement 3 milles.

Au moment du départ surprise....... nous remontons la chaîne, mais une fois bien tendue rien a faire l'ancre semble bloquée.Flo se met en marche avant lente pour essayer de la décoller , toujours rien !!!

Ce n'est qu'en poussant le moteur à 1800t/mn qu'elle finit par lâcher prise, on lui avait tellement tiré dessus qu'elle s'était enfouie sous plusieurs dizaines de centimètres de boue collante.Malheureusement dans l'effort l'axe du rouleau qui passe sous la chaîne s'est cassé, encore du bricolage en vue.


Le capitaine étant prévoyant, et dont  ses trois maitres mots sont : simplicité ,efficacité ,et surtout
autonomie, la caisse à outils est bien remplie. Un coup de scie pour couper le boulon tordu,ce qui m'a permis d'enlever le rouleau et son axe. Ensuite petite galère pour extraire la partie cassée et pour terminer un coup de taraud pour rénover le filetage qui en avait pris un coup. La boite de boulons, écrous et autres bricoles diverses étant bien remplie , j'ai fini par trouver ce qui me fallait pour pouvoir tout remettre en place, et fin de l'histoire.



Je pense que je vais maintenant pouvoir profiter de la crique qui est sympa et bien abrité, et loin de l'agitation de Poros qui n'est pourtant qu'à 3 milles.

En compagnie de nos amis nous nous rendons à la nage jusqu'à la petite plage, nous restons un bon moment dans l'eau , la tension des jours précédents disparait totalement .

Pour terminer la journée en beauté, nous allons prendre l'apéro chez nos voisins qui se poursuivra par un repas en toute simplicité et enfin par une bonne nuit dans un calme plat.





samedi 29 juin 2024

Dokos Ermioni

 Après une petite navigation dans de bonnes conditions nous arrivons au mouillage dans la baie principale de l'île de Dokos.

Vu la saison , le mouillage n'est pas saturé, nous trouvons rapidement une place en mouillage libre. L'eau est très claire mais malheureusement, la faune se fait rare, nous apercevrons quand même une tortue venant respirer de temps en temps à la surface. La nuit sera vraiment tranquille,avec un magnifique ciel étoilé au dessus de nos têtes.

Dans la matinée nous mettons l'annexe à l'eau pour nous rendre à la petite chapelle tout au bout de la crique. Nous ne sommes pas déçus ,c'est vraiment pittoresque .Deux ânes se tiennent dans les parages, ils se laissent approcher facilement espérant certainement un peu de nourriture. 


 

Mouillage de Dokos

En début d'après midi nous partons pour Ermioni à a peine 5 milles. Nous arriverons à en faire la moitié à la voile puis c'est le calme plat. En méditerranée il ne faut pas se fier aux apparences.... nous venons là car pour le jour suivant la météo prévoit un bon coup de vent pour 2 jours il faut donc trouver un abri convenable.L'an passé nous avions réussi à nous caler dans un endroit où peu de bateau vont en raison de la faible profondeur d'eau et bien abrité ,mais cette année ce n'est plus possible une drague est justement en train de creuser pour augmenter la profondeur certainement pour un projet de nouveau port, Nous allons donc à un autre endroit qui nous semble assez abrité ,devant une plage avec probablement  un fond de sable de bonne tenu. En fin d'après midi nous avons le temps de faire quelques courses puis nous revenons au bateau . La soirée sera calme , la nuit relax mais au petit matin les prévisions météo se confirment et le vent devient tempétueux

 Les prévisions sont même dépassées vers 13h nous enregistrons la plus forte rafale à 44kt ; Un petit catamaran mouillé à nos côtés va chasser.En criant de toutes nos forces nous l'alertons, immédiatement le skipper réagit et arrive à reprendre le contrôle du bateau. Quelques instant plus tard après avoir remis de l'ordre dans son mouillage , il viendra se remettre en place.


Nous voilà donc scotchés dans le bateau à le surveiller tant que le vent ne baisse pas..... un des grands plaisir de la croisière !!!

Pour la nuit le vent baisse d'un cran , nous mettons l'alarme de mouillage , une siréne retentit si le bateau sort d'une limite définie à l'avance. Malgré cela nous sommes toujours sur le qui vive,et la nuit ne sera pas bonne. Dans la matinée le vent va de nouveau se renforcer conformément à ce qui était prévu et ce n'est qu'en début de soirée que le vent va définitivement tomber.

Pour nous c'est un grand soulagement nous allons enfin pouvoir aller à terre  tout en sachant que le bateau est en sécurité. L annexe est rapidement mise à l'eau et direction la terre ferme.Nous la laissons dans le petit port de pêche rempli de magnifiques petites barques .


Pour nous dégourdir les jambes nous partons sur un sentier dans la foret de pin sur la pointe qui sépare les 2 baies d'Ermioni. Au passage nous voyons le bateau qui nous attend sagement.


Mouillage d'Ermioni

 


En fin de soirée nous regagnons le bateau pour cette fois une bonne nuit de sommeil.

Le matin suivant nous pouvons laisser le bateau en toute quiétude la météo nous annonce une belle journée avec pratiquement pas de vent. Cela va nous permettre de monter à la petite chapelle qui domine la baie. En peu de temps nous arrivons, mais nous sommes déjà en sueur la pente est raide, mais cela en vaut la peine la vue est magnifique.













vendredi 21 juin 2024

Départ de la nouvelle saison 24



 Chaque année , il nous tarde de retrouver le bateau, mais cette fois nous avons un peu reculé le départ. Notre emploi du temps était trop chargé pour pouvoir partir tranquillement ,en conséquence nous ne sommes partis que le 15 juin.

Cette fois le trajet a été effectué rapidement et très facilement. Nous sommes partis de Montpellier avec un vol direct sur Athènes. A l'aéroport nous avons pris le métro qui est juste en face de la porte de sortie de l'aéroport, ligne bleue jusqu'à la station Monastiraki ,puis changement pour la ligne verte et arrêt à la place Omonia en plein centre d'Athénes.

 


 

.Nous avions réservé un petit hôtel à quelques centaines de mètres ,notre trajet à pied avec les sacs à dos ne fut donc pas trop difficile.Avant d'aller nous reposer nous allons nous caler l'estomac avec une Pytha Gyros la première d'une longue série certainement.

Le lendemain matin nous avons eu le temps d'aller faire un tour à Plaka le quartier au pied de l'Acropole avec plein de petites boutiques. En début d'après midi nous avons rejoint la gare routière de Kiffisou avec le bus de la ligne 51 , et là nous avons pris nos billets de bus pour Kranidi.Nous y sommes arrivés après presque 3h de trajet dans de bonnes conditions. Pour terminer un taxi pour faire les 5 derniers Km entre Kranidi et Kilada,où nous retrouvons avec grande joie notre fidèle Sapéto'Q pour de nouvelles aventures.

Dans l'immédiat l'aventure commence mal..... Une forte odeur de gasoil embaume l'air !!! J'ouvre le compartiment moteur, et là surprise plusieurs litres de gasoil se sont répandus dans la cale moteur.

Bon on ouvre toutes les aérations , comme l'heure est assez tardive, on passera la nuit comme ça et on avisera plus tard.

Au saut du lit je me mets à la recherche de la fuite, après une rapide investigation, je me rends compte que c'est simplement la vis de purge du filtre à gasoil qui était mal serrée....A l'aide de la pompe de vidange d'huile j'aspire tout ce qui s'est répandu, un bon coup de nettoyage et fin de l'histoire.

Deuxième mauvaise surprise....... notre joli bateau blanc a été repeint en marron, par de la pluie chargée de poussière du désert !!! tous les bateaux du chantier sont dans le même état . Le premier travail  va consister à enlever cette poussière microscopique qui a bien du mal à partir. Il nous faudra une bonne demi journée pour que le bateau retrouve (presque) sa couleur blanche.

Le travail ne manque pas, mais en raison de la chaleur , nous faisons un arrêt forcé de 12h à 15h. Dans le courant de l'après midi nous commençons à vider les cabines de toutes les choses que nous entassons lors de l'hivernage: voiles, survie, annexe,bimini,capote et j'en passe pour rendre l'intérieur du bateau plus habitable.

Le second jour nous attaquons l'antifouling. Nous commençons par aller chez le shipchandler de la station essence. La boutique est assez réduite mais c'est une véritable caverne d'Ali Baba. Il y a quasiment tout ce dont on peut avoir besoin. Nous achetons l'antifouling à un prix plus que correct en comparaison de ce qu'on peut trouver en France,rouleaux pinceau etc.

Un petit coup de ponçage et la matinée se termine déjà. Il fait très chaud avec un vent assez fort, ce qui nous oblige a attendre 17h le temps que la température et le vent baissent , autrement impossible d'étaler l'antifouling pourtant bien dilué il sèche instantanément. 





Le troisième jour dans la matinée le voilier de Quantum d'Athènes nous apporte la voile que nous avions commandée en septembre. Nous la déplions sur le pont, mais en raison du vent très fort nous sommes dans l'impossibilité de la mettre en place et encore mois de la hisser pour voir sa forme, on verra ça une fois au mouillage.L'après midi sera occupé par différents petits bricolages ne nécessitant pas de gros efforts.

Le jour suivant à 9h nous prenons le bus pour Kranidi pour aller payer le Tépaï , une taxe instaurée par le gouvernement sur les bateaux étrangers.


 L'affaire sera réglée en moins de 5 minutes. Il y a une banque juste en face de l'arrêt de bus, nous y entrons, nous sommes immédiatement pris en charge par la personne au guichet, nous donne le reçu en un temps record, on ferait bien de s'en inspirer dans notre pays......

Petit à petit tout se met en place, nous pouvons maintenant envisager une date de mise à l'eau. Nous allons voir Kostas le gérant du chantier en lui demandant de nous mettre à l'eau le lundi . Pas de problème. Il nous reste un petit détail à régler, mais qui a beaucoup d'importance celui de l'eau douce.

Dans le secteur l'eau est saumâtre !!! il faut donc se ravitailler en eau douce par camion citerne. D'un coup de fil Kostas nous résout le problème , un camion viendra le lendemain matin nous faire le plein


Comme nous voyons que nous serons dans les temps nous nous accordons une partie de l'après midi pour aller faire un tour au bord de l'eau.En cours de route nous assistons à la naissance d'un incendie qui va rapidement progresser en raison du vent violent.


Rapidement deux Canadair et un hélicoptère arrivent sur les lieux  pour maîtriser le feu qui aura quand même ravagé toute une colline.

Pour nous repos sous les parasols de la plage et premier bain en mer


La veille de la mise à l'eau le vent tombe complètement, il était temps !  nous en profitons pour mettre en place notre génois.Voilà maintenant notre bateau complètement paré mais cela va me donner un travail supplémentaire. En tirant sur la drisse le winch émet des grincements, nous faisant comprendre qu'il aimerait bien un petit coup d'entretien. Me voilà donc parti pour démonter l’ensemble des winchs . 


Lundi matin jour J, à l'heure prévue Kostas et ses employés arrivent avec la remorque hydraulique qui prend d'un coup le bateau avec son ber.  Et nous voilà partis vers la darse.


En quelques minutes le bateau est transféré de son ber à l'énorme  Travelift qui dépose délicatement notre bateau dans son élément.

J'effectue les vérifications d'usage , inspection des fonds, des vannes , purge du presse étoupe, mise en route du moteur....... tout va bien .

Nous disons au revoir à l'équipe du chantier et nous allons au mouillage. Cela va nous permettre de mettre l'annexe à l'eau ,de vérifier que son moteur fonctionne correctement, et d'envoyer notre grand voile que nous n'avions toujours pas pu hisser

En fin d'après midi cette fois tout est OK, il reste juste un peu de rangement à faire pour que ça soit vraiment parfait . Nous sommes contents après une semaine de travaux de pouvoir partir naviguer sereins, maintenant espérons que la météo nous sera favorable


Pour notre première navigation, nous sommes gâtés ,nous avons un petit vent de 12/15 kt au près serré , nous devrons même faire 2 bords. Cela nous permet de voir à quoi ressemble la voile. Il y a quelques petits détails à améliorer, mais dans l'ensemble elle a une belle forme. Espérons qu'elle fera autant de route (presque 30000Mn) que sa grande soeur


Nous faisons un stop à Porto Cheli que nous aimons assez. Ce n'est pas encore la pleine saison et nous n'avons aucune difficulté à trouver une place dans le mouillage.La journée se passera tranquillement en terminant quelques bricoles de façon a ranger définitivement la boîte à outils, mais malheureusement il y a un dicton qui dit : en bateau tous les jours un problème nouveau, donc nous verrons.....

Le lendemain nous repartons pour nous rendre à Dokos. La baie est encore calme ,mais dehors le vent est déjà établi





mercredi 6 septembre 2023

kilada et chantier Lekkas

 A Monemvasia , nous allons laisser Chrisaloha et Géannie continuer leur route vers le sud pour passer le cap Maléas dans de bonnes conditions, quant à nous vu les prévisions météo à moyen et long terme nous préférons rebrousser chemin et remonter vers le nord en direction de Kilada où nous allons laisser le bateau pour l'hiver.

Notre remontée sera rapide,nous ferons juste un arrêt à Fokianos,pour couper la route en deux étapes d'environ 25 milles.

Nous passons une nuit au mouillage et dès le lendemain matin nous allons à la rencontre du gérant du chantier pour connaître les modalités du grutage.Nous demandons à tout hasard s'il serait possible d'avancer la date de sortie de l'eau pour éviter de rester au mouillage 4 jours de plus.Il nous répond du tac au tac pas de problème:  demain matin 11h. Parfait , nous allons pouvoir préparer notre hivernage plus rapidement que prévu et cela nous arrange aussi car les infos météos sont très mauvaises, et même alarmistes. 

A l'heure prévue nous entrons dans la darse , le Travelift est déjà sur place et nous sommes attendus par l'équipe du chantier. Nous paraissons bien petit pour cet énorme engin capable de soulever 200Tonnes.

C'est tout en douceur que le bateau est sorti de l'eau puis reposé sur un ber lui même posé sur une remorque.



Une fois le bateau bien soulevé la remorque portant le ber vient se placer sous le bateau


 

sd

Le bateau est ensuite descendu très lentement jusqu'à ce que la quille vienne s'appuyer sur des cales en bois ,quand la quille est bien posée les patins latéraux sont ajustés pour bien maintenir le bateau


Ensuite,la remorque prend la direction du chantier conduite de main de maître par Kostas le patron qui après quelques savantes manœuvres parvient à caser notre bateau avec à peine 20cm d'espace restant de chaque côté de la coque et les bateaux voisins

Nous faisons rapidement un tour dans le chantier avant que la situation météo dégénère . Les petites gouttes d'eau se font plus grosses le tonnerre se rapproche ,nous sentons qu'un bel orage va éclater.Entre temps nous apprenons qu'un message d'alerte orage violent a été envoyé par le gouvernement Grec.....

Une accalmie nous permet de faire quelques courses,en ville suivi d' un petit repas dans une taverne ,mais le retour se fera sous une grosse averse. Nous arrivons trempés juste avant le gros coup !!!

La pluie va devenir torrentielle, les éclairs pètent de partout..... Dans le bateau on se rend compte que certains hublots suintent, nous mettons les portes les bourrasques de vent font rentrer l'eau. Bien qu'en sécurité notre nuit sera agitée !! nous sommes toujours aux aguets.


Au petit matin ,on constate le désastre, le chantier est inondé . Le patron a passé une nuit blanche,son bureau a été inondé ainsi qu' une partie de l'atelier, 

Plus loin la rue du village est recouverte de boue


Le plus désolant c'est l'état de la baie recouverte de déchets végétaux et de quantités
d'ordures entrainées par les ravinements.


Nous entendons à la radio que du côté de Volos la situation est terrible et qu'il y a eu plusieurs morts.

Du coup nous regardons la petite télé que nous avons à bord, on ne comprend pas les dialogues mais les images parlent d'elles mêmes.......

Nous nous inquiétons aussi pour les bateaux qui étaient au mouillage, après des  renseignements reçus par d'autres plaisanciers, il n'y a pas eu de dommages , personne n'a dérapé . Le fond de la baie est une boue collante et plus on tire sur l'ancre plus elle s'enfonce, il est même parfois difficile de la sortir.

L'accalmie est de courte durée , et nous allons passer une deuxième journée toujours sous un déluge d'eau. Impossible de faire quoi que ce soit, nous restons donc dans le bateau  en attendant mieux.Nous suivons les prévisions météo et les radars de pluie en temps réel , pas d'espoir il va continuer de pleuvoir encore toute la journée de mercredi



Jeudi nous commençons à entrevoir le bout du tunnel....les averses s'espacent et la météo nous prédit la fin de cet épisode pluvieux ,qui est le plus fort enregistré en Grèce  !!!!


Vendredi enfin , le beau temps revient, pour faire place à du vent fort et même très fort ,, 

Le matin nous avons la visite du voilier de chez Quantum qui vient prendre des mesures pour nous confectionner une grand voile neuve. la notre est plus que fatiguée 11 ans d'age et pas loin de 30000 milles dans les jambes, elle a droit à une retraite bien méritée.

Notre préoccupation est maintenant d'affaler le génois, pour être rincé avec tout ce qui est tombé cela ne fait pas de doute, mais avec le vent qu'il y a ce n'est pas possible. Toute la journée nous allons attendre un accalmie, et ce n'est qu'à la tombée de la nuit qu'un petit petit trou dans les rafales nous permet de tomber le génois en moins d'une minute. Nous l'avons laissé sur le pont avec des rabans pour ne pas qu'il s'envole et nous avons programmé le pliage au lendemain matin.

Comme les années précédentes toutes les opérations d'hivernage ont été réalisées.La liste est longue et 4 jours n'ont pas été de trop .Nous avons également été occupés par l'organisation de notre retour en France..Nous avions plusieurs possibilités, location d'une voiture "one way" jusqu'à l'aéroport, un taxi jusqu’à Athènes mais très cher, prendre un ferry à Ermionie pour le Pirèe, et enfin un bus partant de Kranidi la grande ville voisine jusqu'à la gare routière d'Athènes.

Nous avons opté pour la dernière solution.... peut être pas la plus simple mais sans contestation possible la plus économe.

En résumé: taxi réservé par le chantier à 5h du matin qui nous a amené à la station de bus de Kranidi

5h30 départ de Kranidi en bus pour le terminal routier Kifissou d'Athénes où nous sommes arrivés vers 8h 30.

puis bus ligne X93 direct en 1h30 jusqu'à l'aéroport.

En "poirotant à l'aéroport nous avons eu le temps de somnoler un peu pour compenser de notre nuit qui a été courte.

Enfin l'avion pour Lyon où notre ami Fred est venu nous récupérer à l'aéroport et nous conduire chez Pacou où nous avions laissé notre Kangoo..

Le lendemain nous avons terminé notre voyage retour en voiture jusqu'à Narbonne.

Maintenant nous n'avons plus qu'à attendre 2024 pour repartir vers de nouvelles aventures