Après une année de navigation , une pause de trois mois durant la période cyclonique sur les Antilles a été la bienvenue. Nous avons retrouvé notre région avec un ciel d'un bleu sans aucun nuage...... avec une chaleur écrasante, ainsi que la famille et tous les amis.
Difficile de passer voir tout le monde, pourtant nous n'avons pas perdu de temps, ni compté les kilomètres. Nous avons commencé par un petit séjour en Charente dans la famille de Flo, et nous avons enchaîné par quelques randonnées autour de Siguer un petit village à quelques kilomètres de Tarascon sur Ariège . Nos amis Jean Michel et Nana nous ont organisé quelques belles balades en moyenne montagne, en faisant varier durée et difficulté. Les conditions météo étaient excellentes, nous avons vraiment apprécié.
Après ce grand bol d'air, nous avons enchaîné par quelques jours sportifs à Narbonne histoire de terminer la musculation de nos jambes avec nos amis Serge et Kiki venus nous rendre visite. Au programme un petit parcours de 40km autour des étangs pour aller voir les cigognes faisant escale lors de leur migration vers le sud.
suivi le lendemain par un aller et retour pédestre à l'Abbaye de Fontfroide, et pour conclure un parcours VTT de 60km . Il y a longtemps que nous n'en avions pas fait autant !
Nous avons passé par la suite un peu de temps avec nos amis de Perpignan en faisant là également de jolies balades dans le massif des Albères surplombant la mer.
Ce magnifique beau temps a eu malheureusement une fin ......... Le vent est passé au Marin et il s'est produit un épisode Cévenol. Il est tombé 300 mm de pluie soit 300 litres d'eau par mètre carré en quelques heures. Du côté de Carcassonne les inondations ont été catastrophiques entraînant le décès de 13 personnes. Depuis 1999 nous n'avions plus eu de trombes d'eau de cette envergure.
Narbonne a été moins impacté, en ce qui nous concerne juste un peu d'eau dans le garage, qui a été rapidement évacuée.
Après une semaine le beau temps est revenu, et avec la chaleur il n'en fallait pas plus pour espérer voir sortir les champignons.
Donc nouvelle sortie du groupe, avec au programme rando mycologique vers le pic du Nèolous.
Grand beau temps , pas de cèpes mais beaucoup de coulemelles on ne fera pas la fine bouche tous finirons dans une omelette.
Progressivement le rythme s'est accéléré pour aller rendre visite aux amis que nous n'avions pas encore vus et malheureusement notre tournée n'a pas été complète.
A quelques jours du départ vers Trinidad , il est maintenant temps de se concentrer sur ce que nous devons emporter pour ne rien oublier...........
dimanche 28 octobre 2018
jeudi 2 août 2018
Le retour
Depuis belle lurette, nous avions réservé les billets d'avion pour le 24 juillet, il a donc fallu nous préparer pour ce départ. En trois jours le bateau a été totalement préparé de façon a passer les 3 mois d'immobilisation dans les meilleures conditions possibles.
Notre départ de Port of Spain se faisant à 5h du matin, il a dans un premier temps fallu prévoir un transport jusqu'à L'aéroport. En nous renseignant dans le chantier nous avons fini par trouver "Blue" un ouvrier du chantier qui s'est proposé de nous transporter pour une somme vraiment raisonnable 300TTD soit l'équivalent de 40 €. Il faut compter environ 50mn du chantier à l'aéroport.
Comme visiblement il n'en était pas à son premier transport, il nous a fixé rendez vous au pied du bateau à 2h 45. Nous étions un peu inquiet sur sa ponctualité, mais à l'heure dite sa voiture est arrivée au bas de l'échelle, nous avons eu juste à mettre les sacs à dos dans son coffre et c'était parti.
Nous sommes arrivés à l'embarquement sans soucis et nous sommes montés dans un ATR de la LIAT.
L'avion était à l'heure, mais le temps d'aller se positionner en bout de piste, un gros grain est arrivé déversant des trombes d'eau. Le pilote a du attendre un quart d'heure avant de pouvoir décoller en toute sécurité. Vol rapide jusqu'à St Vincent , petit touch and go sur le tarmac juste le temps de récupérer des passagers et nous voilà repartis pour La Barbade, ce n'est pas trop la route mais c'est ainsi.A la Barbade changement d'avion et cette fois vol direct jusqu'à Fort de France.
Peu de temps après le décollage nous survolons les nuages, et nous sommes de nouveau sur la mer, mais de nuages.....
le vol se poursuivra sans problème jusqu'à la Martinique, en repassant sous les nuages nous aurons une vue du Marin jusqu'à la baie de Fort de France,et nous constaterons que l'invasion des sargasses est loin d'être terminée...
A l'aéroport nous avons 6h d'attente avant de repartir. Nous avons largement le temps de passer des coups de fils aux amis puisqu'à nouveau nous sommes en communication illimitée, quel confort !!! on avait perdu l'habitude.
Le temps d'attente va se prolonger de plus d'une heure car l'avion est retardé en raison d'intempéries sur les États Unis perturbant le trafic. Comme notre correspondance à Paris est juste une heure après l’atterrissage, on commence à flairer le mauvais coup.
Et c'est ce qui se produit,l'avion n'a pas pu récupérer son retard et à notre arrivée à Paris, celui pour Toulouse est déjà parti.......... Heureusement nos 2 vols se faisaient sur Air France et nous serons recasés assez rapidement sur un autre vol 1h30 plus tard.
A Paris, nous aurons une belle prise de tête avec la douane qui ne veut pas laisser passer une bouteille de rhum achetée en détaxe mais qui n'a pas été scellée dans un sac en plastique!!!! le ton est monté assez rapidement , et il a fallu faire venir le chef pour tempérer les ardeurs. En fin de compte nous avons du refaire un enregistrement de nos bagages et la bouteille est partie en soute.
A l'arrivée à Toulouse notre pote Dédé est venu nous cueillir à la sortie de l'aéroport, nous avons eu le temps de déjeuner chez lui avant d'aller à la gare pour terminer le voyage en train.
Arrivé à Narbonne Paul notre fils est venu nous chercher et direction MAISON...........
OUF 46h de voyage plus le décalage horaire on était un peu cassé.
Notre départ de Port of Spain se faisant à 5h du matin, il a dans un premier temps fallu prévoir un transport jusqu'à L'aéroport. En nous renseignant dans le chantier nous avons fini par trouver "Blue" un ouvrier du chantier qui s'est proposé de nous transporter pour une somme vraiment raisonnable 300TTD soit l'équivalent de 40 €. Il faut compter environ 50mn du chantier à l'aéroport.
Comme visiblement il n'en était pas à son premier transport, il nous a fixé rendez vous au pied du bateau à 2h 45. Nous étions un peu inquiet sur sa ponctualité, mais à l'heure dite sa voiture est arrivée au bas de l'échelle, nous avons eu juste à mettre les sacs à dos dans son coffre et c'était parti.
Nous sommes arrivés à l'embarquement sans soucis et nous sommes montés dans un ATR de la LIAT.
L'avion était à l'heure, mais le temps d'aller se positionner en bout de piste, un gros grain est arrivé déversant des trombes d'eau. Le pilote a du attendre un quart d'heure avant de pouvoir décoller en toute sécurité. Vol rapide jusqu'à St Vincent , petit touch and go sur le tarmac juste le temps de récupérer des passagers et nous voilà repartis pour La Barbade, ce n'est pas trop la route mais c'est ainsi.A la Barbade changement d'avion et cette fois vol direct jusqu'à Fort de France.
Peu de temps après le décollage nous survolons les nuages, et nous sommes de nouveau sur la mer, mais de nuages.....
le vol se poursuivra sans problème jusqu'à la Martinique, en repassant sous les nuages nous aurons une vue du Marin jusqu'à la baie de Fort de France,et nous constaterons que l'invasion des sargasses est loin d'être terminée...
A l'aéroport nous avons 6h d'attente avant de repartir. Nous avons largement le temps de passer des coups de fils aux amis puisqu'à nouveau nous sommes en communication illimitée, quel confort !!! on avait perdu l'habitude.
Le temps d'attente va se prolonger de plus d'une heure car l'avion est retardé en raison d'intempéries sur les États Unis perturbant le trafic. Comme notre correspondance à Paris est juste une heure après l’atterrissage, on commence à flairer le mauvais coup.
Et c'est ce qui se produit,l'avion n'a pas pu récupérer son retard et à notre arrivée à Paris, celui pour Toulouse est déjà parti.......... Heureusement nos 2 vols se faisaient sur Air France et nous serons recasés assez rapidement sur un autre vol 1h30 plus tard.
A Paris, nous aurons une belle prise de tête avec la douane qui ne veut pas laisser passer une bouteille de rhum achetée en détaxe mais qui n'a pas été scellée dans un sac en plastique!!!! le ton est monté assez rapidement , et il a fallu faire venir le chef pour tempérer les ardeurs. En fin de compte nous avons du refaire un enregistrement de nos bagages et la bouteille est partie en soute.
A l'arrivée à Toulouse notre pote Dédé est venu nous cueillir à la sortie de l'aéroport, nous avons eu le temps de déjeuner chez lui avant d'aller à la gare pour terminer le voyage en train.
Arrivé à Narbonne Paul notre fils est venu nous chercher et direction MAISON...........
OUF 46h de voyage plus le décalage horaire on était un peu cassé.
dimanche 22 juillet 2018
Visite terrestre de Trinidad
A 9h pétante ,nous partons dans le Pick Up de Terry, qui vient juste d'avoir son permis . On le trouve bien jeune 18 ans !
, mais il conduira prudemment ,largement aussi bien que les chauffeurs des Taxico de Grenade !!
Notre première destination sera Maracas Bay une plage réputée sur le nord de l'île.
Nous empruntons une route sinueuse surplombant la mer dans un environnement très verdoyant
avec quelques jolis points de vue. A l'un d'entre eux un guitariste nous joue un petit air de guitare , il n'en faut pas plus pour que notre bout en train entame un pas de danse ....
Nous arrivons à Maracas bay , mais vu l'heure encore matinale nous poursuivrons sur las Cuevas un petit port de pêche à quelques kilomètres plus loin.
Le "port" se limite à quelques battisses pour ranger le matériel de pêche ,les barques restant à l'eau à quelques mètres de la plage.Après avoir fait le tour des installations et échangé quelques mots avec les pêcheurs nous repartons vers Maracas Bay, car le sportif du groupe évidemment Jean André à l'intention de faire un peu de natation avant d'aller manger la spécialité du coin : le sandwich au requin frit.
Tous les petits restos proposant la même chose au même tarif, nous avons opté pour le plus coloré et où il y avait le plus d'animation. Nous sommes allés chercher notre sandwich au requin, que nous avons nappé de sauce et nous avons ajouté un peu de verdure pour compléter. Ma fois c'est bon
Pour digérer nous avons arpenté la plage jusqu'à l'embouchure d'une petite rivière
Puis nous avons repris la route en direction de "Cathédrale Bambou", une forêt de bambou habitée par les singes hurleurs.
L'endroit porte bien son nom !!! des bambous immenses forment des voutes au dessus de la route. Nous trouvons un endroit débroussaillé pour nous arrêter. En descendant de la voiture nous sommes surpris par un bruit de fond assez sourd, mais bien sûr ce sont les singes!. Nous scrutons dans les bambous mais nous ne voyons rien. Je m'aventure un peu dans la forêt, mais je rebrousse assez rapidement chemin par crainte de tomber face à des singes qui sont parait il assez agressifs.
Nous ferons plusieurs arrêts le long de la route pour admirer ces bambous ,qui atteignent des dimensions hors du commun.

En poursuivant la route nous finissons à la baie de Macqueripe, où la couleur de l'eau n'incite pas spécialement à la baignade.
l'eau est entre le vert et le marron,ceci étant lié au fait que l'Orénoque déverse des quantités colossales d'eau chargée d'alluvions et de phytoplancton.
Cela ne dérangera pas Jean André de retourner à l'eau,en ce qui me concerne je me suis contenté de faire le MNS en regardant de temps en temps du haut de mon perchoir si son chapeau était toujours à flot au dessus de son crane.
En fin d'après midi Terry nous a reconduit au chantier après une bonne journée qui nous a permis de sortir le nez du guidon pour "l'estivage du bateau.
, mais il conduira prudemment ,largement aussi bien que les chauffeurs des Taxico de Grenade !!
Notre première destination sera Maracas Bay une plage réputée sur le nord de l'île.
Nous empruntons une route sinueuse surplombant la mer dans un environnement très verdoyant
avec quelques jolis points de vue. A l'un d'entre eux un guitariste nous joue un petit air de guitare , il n'en faut pas plus pour que notre bout en train entame un pas de danse ....
Nous arrivons à Maracas bay , mais vu l'heure encore matinale nous poursuivrons sur las Cuevas un petit port de pêche à quelques kilomètres plus loin.
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| Plage de las Cuevas |
Tous les petits restos proposant la même chose au même tarif, nous avons opté pour le plus coloré et où il y avait le plus d'animation. Nous sommes allés chercher notre sandwich au requin, que nous avons nappé de sauce et nous avons ajouté un peu de verdure pour compléter. Ma fois c'est bon
Pour digérer nous avons arpenté la plage jusqu'à l'embouchure d'une petite rivière
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| Flo Terry Jean André |
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| Cathédrale bambou |

En poursuivant la route nous finissons à la baie de Macqueripe, où la couleur de l'eau n'incite pas spécialement à la baignade.
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| Macqueripe bay Trinidad |
En fin d'après midi Terry nous a reconduit au chantier après une bonne journée qui nous a permis de sortir le nez du guidon pour "l'estivage du bateau.
samedi 21 juillet 2018
Au chantier Peake
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| Chantier Peake Darse de grutage |
Le bateau est ensuite déplacé au dessus du terre plein pour y recevoir un coup de Karcher,qui va faire disparaitre en quelques minutes le plus gros de la saleté et l'antifouling qui restait encore après nos fréquents carénage à flot.
Une fois le travail terminé le bateau est déposé sur un chariot hydraulique intelligemment conçu. La quille est d'abord posée sur une traverse qui peut monter ou descendre avant que les patins viennent simplement caler latéralement le bateau. Aucun risque de voir un enfoncement de la coque ce que nous avions connu en Turquie.......où tout le poids du bateau reposait sur les patins.
Le bateau a ensuite été déplacé de quelques dizaines de mètres pour gagner l'emplacement qui lui était réservé, au bord de l'eau il ne sera pas trop dépaysé !. Une équipe d'ouvriers est arrivée pour mettre en place les cales et les bers, tout à été réglé comme sur du papier à musique en moins d'une demie heure.
Pour ne pas perdre de temps nous sommes allés récupérer nos voiles chez Ullman Sails la voilerie située à côté de l'immigration.
En trois jours, il nous a refait : toute la fermeture éclair du Lazy Bag, remis des scratchs sur le rabat.
Nous ne chômons pas ........ mais nous prenons le temps d' aller soutenir notre ami Jean André qui s'est lancé dans un gros chantier : sortir le dérive de son bateau !!! elle ne fait que 500 kg. Tout ne se passe pas comme il voudrait avec des palans ça ne monte pas . Il a fallu qu'il ait recours à un vérin pour la lever .Comme un emmerde ne vient jamais seul, l'axe est bloqué et refuse de glisser latéralement pour sortir. Bon nous allons cogiter à la question . En attendant pour faire une pause il nous propose d'aller faire une virée à l'intérieur de l'île en demandant au fils d'un de ses amis de nous servir de chauffeur.. L'affaire est vite conclue ,et nous sommes ravis de sortir un peu du chantier.
samedi 14 juillet 2018
Chaguaramas et chantier Peake
Pour aller chez Peake, il ne nous a fallu que 2mn d'annexe. Nous l'avons laissée au dinghy dock au pied du batiment où sont situés les bureaux. L'accueil a été chaleureux et une fois de plus nous avons du remplir tout un tas de paperasses !! bon nous étions rodés mais à la longue c'est usant.
Nous avons essayé de négocier une sortie anticipée, mais pas moyen le bateau restera donc sur la bouée une semaine.C'est moins pratique que si nous étions à terre, mais dans la mesure ou nous pouvons aller bidonner pour faire de l'eau , nous allons quand même pouvoir nettoyer et nous ne perdrons finalement pas trop de temps.
Dans un premier temps il va falloir que je m'habitue au climat........ à la radio les prévisions sont souvent du genre : for today : rain, rain, rain ,and more rain !!! et ça se vérifie. Un comble de devoir faire tourner le moteur pour avoir de l'énergie alors qu'il y a 300W de panneaux solaires. C'est comme ça on n'y peut rien, pour mon caractère non plus il faut faire avec, et je suis de très bonne humeur !!!
Nous avons arpenté les deux gros chantiers du secteur Peake et Power Boat, il n'y a pas grande différence , les deux se valent et les prix sont quasiment identiques. Tout est correct: manutention, calage des bateaux, surveillance ,services.
Dans le secteur il y a de bons chips, des voileries, des ateliers de mécanique, d'électronique en résumé un gros centre pour la plaisance.
Notre ami Jean André habitué du coin nous a conduit chez un voilier qui va nous réviser la capote dont le tissu est encore en bon état mais pas le fil des coutures qui est cuit par le soleil et qui se casse de partout. Il va tout nous reprendre. Nous lui avons laissé aussi le lazy bag dont le bout de la fermeture éclair qui dépasse est également cuit par le soleil.
Après avoir tout déposé chez le voilier nous avons décidé d'aller à Port of Spain la capitale. Suivant notre habitude nous avons pris un Taxico que les gens appellent ici un Maxi Taxi. Et nous voilà partis. Après quelques kilomètres nous avons commencé à faire la gueule...... il s'est mis à tomber des trombes d'eau. Une fois arrivés à la gare routière il n'y avait qu'une chose à faire attendre que ça passe.
Après une bonne heure d'averse drue la pluie a diminuée puis a fini par s'arrêter. Pour nous bonne nouvelle, mais pour circuler dans les rues de la ville il a fallu attendre un peu les rues étaient inondées. On en a profité pour aller casser une petite graine dans un troquet le temps que l'eau s"évacue.
Après le repas nous avons pu commencer à arpenter la ville en faisant quand même attention où on mettait les pieds.
Nous avons débuté par le plein centre ville avec une grande place occupée par un jardin
une église juste en face
et progressivement nous sommes partis vers la périphérie. Nous avons remonté une rue commerçante occupée par des boutiques, et la chaussée par les marchands ambulants.
Nous avons ensuite parcouru les rues parallèles où nous avons retrouvé la même ambiance. Nous n'avons pas ressenti particulièrement d'insécurité, évidemment on ne tente pas le diable rien sur nous de valeur, tenue vestimentaire banale et pour moi même un peu délavée.... pour ça les "yachties" savent faire.Nous avons donc passé une bonne partie de l'après midi à rôder en ville avant de reprendre un Maxi Taxi qui nous a déposé devant la porte du chantier Peake.
Le jour suivant catastrophe pour moi : rain ,rain,rain, and more rain sont à nouveau au programme. Nous avons eu la bonne intuition le matin de descendre et de plier les voiles sur le pont avant qu'il ne se remette à pleuvoir !! au moins elles sont séches. Nous devions les porter chez le voilier mais vu ce qu'il tombait nous sommes restés enfermés dans le bateau toute la journée.... génial
Aujourd'hui grand jour pour la France qui affronte la Croatie en finale de la coupe du monde de football. Nous passons prendre notre ami J André sur son bateau ,et nous filons au bar de Power boat qui a plusieurs écrans de grande taille.
Nous sommes maintenant au moins trois pour soutenir l'équipe nationale, et nous retrouvons Goran le jeune Croate qui est venu avec nous. Nous voilà devenus pour l'occasion "ennemis" ....
Dans le bar il y a de l'animation, les gens du coin soutenant la Croatie, il faut donner un peu de la voix pour faire voir qu'il y a des Français. La bière coule à flot chacun payant sa tournée et à l'issue du match ,l'alcool aidant , nous sommes un peu hilares pour célébrer la victoire des bleus.
Nous ferons avec Goran une petite photo de famille , pour se souvenir de notre rencontre vraiment imprévue, et de cette finale France Croatie encore plus improbable.
En rentrant au bateau la pluie elle aussi est venue bien arroser (au sens propre) la victoire, et nous sommes arrivés trempés. Bravo l'équipe de France on se souviendra de ce moment .
Nous avons essayé de négocier une sortie anticipée, mais pas moyen le bateau restera donc sur la bouée une semaine.C'est moins pratique que si nous étions à terre, mais dans la mesure ou nous pouvons aller bidonner pour faire de l'eau , nous allons quand même pouvoir nettoyer et nous ne perdrons finalement pas trop de temps.
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| Chantier Peake vu du mouillage |
Nous avons arpenté les deux gros chantiers du secteur Peake et Power Boat, il n'y a pas grande différence , les deux se valent et les prix sont quasiment identiques. Tout est correct: manutention, calage des bateaux, surveillance ,services.
Dans le secteur il y a de bons chips, des voileries, des ateliers de mécanique, d'électronique en résumé un gros centre pour la plaisance.
Notre ami Jean André habitué du coin nous a conduit chez un voilier qui va nous réviser la capote dont le tissu est encore en bon état mais pas le fil des coutures qui est cuit par le soleil et qui se casse de partout. Il va tout nous reprendre. Nous lui avons laissé aussi le lazy bag dont le bout de la fermeture éclair qui dépasse est également cuit par le soleil.
Après avoir tout déposé chez le voilier nous avons décidé d'aller à Port of Spain la capitale. Suivant notre habitude nous avons pris un Taxico que les gens appellent ici un Maxi Taxi. Et nous voilà partis. Après quelques kilomètres nous avons commencé à faire la gueule...... il s'est mis à tomber des trombes d'eau. Une fois arrivés à la gare routière il n'y avait qu'une chose à faire attendre que ça passe.
Après une bonne heure d'averse drue la pluie a diminuée puis a fini par s'arrêter. Pour nous bonne nouvelle, mais pour circuler dans les rues de la ville il a fallu attendre un peu les rues étaient inondées. On en a profité pour aller casser une petite graine dans un troquet le temps que l'eau s"évacue.
Nous avons débuté par le plein centre ville avec une grande place occupée par un jardin
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| woodford square |
et progressivement nous sommes partis vers la périphérie. Nous avons remonté une rue commerçante occupée par des boutiques, et la chaussée par les marchands ambulants.
Le jour suivant catastrophe pour moi : rain ,rain,rain, and more rain sont à nouveau au programme. Nous avons eu la bonne intuition le matin de descendre et de plier les voiles sur le pont avant qu'il ne se remette à pleuvoir !! au moins elles sont séches. Nous devions les porter chez le voilier mais vu ce qu'il tombait nous sommes restés enfermés dans le bateau toute la journée.... génial
Aujourd'hui grand jour pour la France qui affronte la Croatie en finale de la coupe du monde de football. Nous passons prendre notre ami J André sur son bateau ,et nous filons au bar de Power boat qui a plusieurs écrans de grande taille.
Nous sommes maintenant au moins trois pour soutenir l'équipe nationale, et nous retrouvons Goran le jeune Croate qui est venu avec nous. Nous voilà devenus pour l'occasion "ennemis" ....
Dans le bar il y a de l'animation, les gens du coin soutenant la Croatie, il faut donner un peu de la voix pour faire voir qu'il y a des Français. La bière coule à flot chacun payant sa tournée et à l'issue du match ,l'alcool aidant , nous sommes un peu hilares pour célébrer la victoire des bleus.
Nous ferons avec Goran une petite photo de famille , pour se souvenir de notre rencontre vraiment imprévue, et de cette finale France Croatie encore plus improbable.
En rentrant au bateau la pluie elle aussi est venue bien arroser (au sens propre) la victoire, et nous sommes arrivés trempés. Bravo l'équipe de France on se souviendra de ce moment .
jeudi 12 juillet 2018
Grenade Trinidad
Après 3 semaines passées à Prickly Bay nous avons eu grandement le temps de parcourir l'île dans tous les sens. Il était temps de partir. Un peu à regret toutefois car nous avions sympathisé avec quelques équipages, et le nom de notre bateau qui n'est pas commun..... avait permis à Babeth et Eric d'Anao un Bavaria 37 que nous avions connus en Grèce il y a 12 ans de nous retrouver. Nous avons quand même pu passer quelques jours ensemble le temps de se raconter nos parcours mutuels depuis ce temps. Question milles nous sommes battus ,ils en sont à leur troisième transat !
La veille du départ, un jeune Croate qui avait su que nous partions à Trinidad est venu nous demander si on pouvait l'embarquer . Sans trop se poser de question nous lui avons répondu que oui. Quand nous en avons fait part aux amis, nous avons pris des suées !!! vérifiez ses affaires (ça on y avait pensé), c'est un clandestin , vous allez avoir des problèmes avec l'immigration vous ne pourrez plus quitter Trinidad...... on a passé une mauvaise nuit. Avant de le faire monter sur le bateau nous avons quand même éclairci la situation. Goran travaille dans le nautisme il a convoyé un bateau sur Grenade où les propriètaires devaient le rejoindre, mais après plusieurs semaines d'attente personne n'est venu et personne ne répond au téléphone... Il s'est retrouvé à court d'argent alors qu'il avait un visa et un contrat de travail chez Peake le chantier où nous allions.
Après être passé à l'immigration et aux Douanes de Grenade pour savoir vraiment si tout était clair,
nous l'avons finalement embarqué.
Au départ en relevant l'ancre nous avons eu la surprise de constater que la chaîne était recouverte d'algues et que des concrétions s'y formaient déjà !! l'antifouling pour chaîne reste à inventer
Les prévisions météo étaient assez bonnes surtout en comparaison avec le vent fort que nous avons eu pendant une quinzaine de jours. Donc au départ SE 15/17 Kt ,virant Est 18/20 kt, nettement mieux que ce qu'à eu un ami qui a fait la traversée en solo sur un Méridien de 15m à 82 ans au compteur .... qui a fait toute la traversée avec deux ris et trinquette partiellement roulée.
Nous mettons la voile à un ris , le génois réduit à moitié et c'est parti.
A la tombée de la nuit , le ciel va s'embraser, vraiment magnifique nous avions rarement vu des tons aussi rouges
Dans le courant de la nuit un vilain grain est arrivé sans prévenir en déversant d'un coup des trombes d'eau, avec le vent qui est grimpé à 30 kt. Le temps de prendre le 2 ème ris nous étions trempés, bons pour aller nous changer et revêtir les vestes de cirés.
Nous avons navigué un peu plus vers l'Est que la route directe pour contourner des plateformes pétrolières où à ce niveau il y a eu quelques actes de piraterie,avant de laisser porter vers Trinidad.
Comme les prévisions météo le prévoyaient le vent à tourné vers l'Est,permettant d'ouvrir encore un peu plus la voile.
Pour les 10 derniers milles nous avons rencontré un fort courant portant vers l'Ouest,donc opposé au vent faisant lever des vaguelettes. Notre progression vers Trinidad a été ralentie,mais cela a été largement compensé par des gros dauphins qui sont venus jouer dans l'étrave et en faisant des sauts à côté du bateau.
Ensuite le vent est totalement tombé et nous avons été contraints de finir au moteur pour ne pas reculer. Goran qui connaissait parfaitement le secteur nous a guidé pour entrer dans la baie de Chaguaramas. Nous nous sommes mis sur une bouée en attendant d'aller faire les formalités d'entrée et de prendre contact avec le chantier.
La veille du départ, un jeune Croate qui avait su que nous partions à Trinidad est venu nous demander si on pouvait l'embarquer . Sans trop se poser de question nous lui avons répondu que oui. Quand nous en avons fait part aux amis, nous avons pris des suées !!! vérifiez ses affaires (ça on y avait pensé), c'est un clandestin , vous allez avoir des problèmes avec l'immigration vous ne pourrez plus quitter Trinidad...... on a passé une mauvaise nuit. Avant de le faire monter sur le bateau nous avons quand même éclairci la situation. Goran travaille dans le nautisme il a convoyé un bateau sur Grenade où les propriètaires devaient le rejoindre, mais après plusieurs semaines d'attente personne n'est venu et personne ne répond au téléphone... Il s'est retrouvé à court d'argent alors qu'il avait un visa et un contrat de travail chez Peake le chantier où nous allions.
Après être passé à l'immigration et aux Douanes de Grenade pour savoir vraiment si tout était clair,
nous l'avons finalement embarqué.
Au départ en relevant l'ancre nous avons eu la surprise de constater que la chaîne était recouverte d'algues et que des concrétions s'y formaient déjà !! l'antifouling pour chaîne reste à inventer
Les prévisions météo étaient assez bonnes surtout en comparaison avec le vent fort que nous avons eu pendant une quinzaine de jours. Donc au départ SE 15/17 Kt ,virant Est 18/20 kt, nettement mieux que ce qu'à eu un ami qui a fait la traversée en solo sur un Méridien de 15m à 82 ans au compteur .... qui a fait toute la traversée avec deux ris et trinquette partiellement roulée.
Nous mettons la voile à un ris , le génois réduit à moitié et c'est parti.
A la tombée de la nuit , le ciel va s'embraser, vraiment magnifique nous avions rarement vu des tons aussi rouges
Dans le courant de la nuit un vilain grain est arrivé sans prévenir en déversant d'un coup des trombes d'eau, avec le vent qui est grimpé à 30 kt. Le temps de prendre le 2 ème ris nous étions trempés, bons pour aller nous changer et revêtir les vestes de cirés.
Nous avons navigué un peu plus vers l'Est que la route directe pour contourner des plateformes pétrolières où à ce niveau il y a eu quelques actes de piraterie,avant de laisser porter vers Trinidad.
Comme les prévisions météo le prévoyaient le vent à tourné vers l'Est,permettant d'ouvrir encore un peu plus la voile.
Pour les 10 derniers milles nous avons rencontré un fort courant portant vers l'Ouest,donc opposé au vent faisant lever des vaguelettes. Notre progression vers Trinidad a été ralentie,mais cela a été largement compensé par des gros dauphins qui sont venus jouer dans l'étrave et en faisant des sauts à côté du bateau.
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| Entrée de la baie de Chaguaramas |
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| Route Prickly bay Grenade à Chaguaramas Trinidad |
mardi 3 juillet 2018
Le chocolat de Grenade
Notre visite de Grenade se poursuit,et nous y ajoutons un petit plus culturel pour découvrir les secrets de la fabrication du chocolat qui a pris à une époque une place importante dans l'économie de l'île. Pour cela nous nous rendons à Grenada chocolat factory dans le nord est de l'île.
Tout commence par la culture des cacaoyers qui vont donner des cabosses renfermant les grains de cacao
Il n'y a plus qu'à tester avant de choisir la tablette qui correspond le mieux à notre goût, pour moi ça sera le 82% qui me semble le meilleur compromis entre intensité et amertume.
Maintenant quand nous mangerons du chocolat ,nous aurons une pensée pour Grenade et pour les gens qui travaillent dans cette fabrique artisanale certainement hors du temps en comparaison avec les grosses fabriques industrielles.
Tout commence par la culture des cacaoyers qui vont donner des cabosses renfermant les grains de cacao
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| Cabosse ouverte |
Les grains sont extraits et étalés sur le sol pendant 6 jours pour un processus de fermentation.
Ensuite ils sont triés .
Passés à la rôtissoire
Broyés
La poudre est récupérée et ensuite passée à la presse en la chauffant à faible température pour en extraire les derniers jus, on obtient alors la poudre pure de cacao.
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| poudre de cacao pure |
La poudre sera remélangée avec le beurre de cacao en différentes proportions pour satisfaire tous les goûts , et la pâte moulée à la main , pour faire les plaquettes qui seront emballées également à la main !!
Il n'y a plus qu'à tester avant de choisir la tablette qui correspond le mieux à notre goût, pour moi ça sera le 82% qui me semble le meilleur compromis entre intensité et amertume.
Maintenant quand nous mangerons du chocolat ,nous aurons une pensée pour Grenade et pour les gens qui travaillent dans cette fabrique artisanale certainement hors du temps en comparaison avec les grosses fabriques industrielles.





















































