mardi 22 juillet 2025

Mykonos


 De Syros à Myconos nous n'avons que 25 milles à parcourir,malheureusement le vent n'est pas au rendez vous. Il faudra donc faire la totalité du trajet au moteur, mais d'un autre côté ça nous arrange car nous pourrons laisser le bateau au mouillage sans crainte le temps d'aller visiter la ville. 

 
 
Nous allons au mouillage de Platy Gialos au sud de l'île, grande baie malheureusement occupée par des hôtels qui ont monopolisé totalement la plage quant au mouillage par lui même c'est le rendez vous des multimillionnaires de la planète,  les méga yacht sont les uns à côté des autres avec toutes les nuisances qui vont avec ........
 

 

 

petites annexes avec 600 ch aux fesses qui traversent le mouillage a toute vitesse , jet ski prenant les bateaux pour des bouées à virer..... bon, j'arrête là car je sens que ma tension remonte. Vive la plaisance moderne !

La nuit le calme est partiellement revenu, la musique a cessée, la ronde des "annexes" a recommencée vers 3h du matin correspondant probablement au retour de boîte de la jeunesse dorée. Pour agrémenter le tout nous avons été assailli par les moustiques ,donc nuit pas terrible.

Vers 10h Marcel et Carole passent nous prendre avec leur annexe (pas avec 600ch) nous la laissons au petit quai, nous n'avons ensuite qu'une centaine de mètres pour arriver à l'arrêt du bus. 15mn plus tard nous arrivons au terminus . Nous pouvons commencer la visite.

Nous commençons par des petites ruelles  qui sont encore ombragées

 


les filles traînent un peu, il y a tellement de boutiques....


Après avoir tourné dans les ruelles nous prenons la direction des moulins emblème de l'île

Moulins de Mykonos

 


Après quelques photos souvenirs, nous reprenons le chemin de la vieille ville










Après une pause sandwich, nous terminerons la visite en allant au point culminant d'où on voit toute la baie ,en faisant ensuite un passage par le vieux port et en finissant par la petite Venise, un alignement de maison colorées surplombant la mer.






Ensuite retour vers la gare routière en empruntant quelques ruelles où nous n'étions pas passés







Nous arrivons à la gare routière juste à temps pour prendre le bus en direction du mouillage de Platy Gialos où nous retrouvons avec grand plaisir l'ambiance musicale des hôtels ,les vagues des annexes et des jets ski, inutile de vous dire que nous quitterons ce mouillage avec grand plaisir......






lundi 21 juillet 2025

Siros

 Nous quittons Kéa  vers 8h du matin avec un vent encore un peu faible et une mer encore une fois ne correspondant pas au vent. Après une demie heure de moteur, le vent se lève petit à petit.  Nous en profitons pour envoyer notre spi qui va nous tirer à 6kt


 Petit à petit le vent va continuer de se renforcer, nous faisons de pointes à 85 kt et  la mer blanchit. Sagement nous prenons la décision notre spi ,ce fut une très bonne décisions car quelques minutes nous nous retrouvons avec un vent venant plus de travers soufflant à 20/25 kt,dans la foulée nous prenons le premier ris et quelques tours dans le génois. C'est encore largement suffisant pour avancer à plus de 7 kt confortablement.

 


Pour une fois nous arrivons à destination plus vite que prèvu .

Nous avons choisi comme point d'arrivée sur Siros la baie de Fenikas qui comporte un petit port et un grand mouillage bien protégé où nous trouvons une place . Il s'en suit un petit Plouf avec palme masque tuba pour aller voir l'ancre , TVB elle est bien plantée dans du sable,on peut dormir tranquillement.

 

Sapèto'Q mouillé à Fénikas 

 


 


Dans l'après midi nous retrouvons Téméré avec Roland ,Marie et leur chienne Régate, qui a vraiment le pied marin et qui bientôt viendra concurrencer Léon Marchand en nage libre.  Notre rencontre sera brève puisqu'ils repartent dès le lendemain vers Santorin.

Pour nous ça sera la visite d'Ermopoulis, en passant par voie terrestre. Nous prenons un petit bus à 200m du port, il passe à toutes les heures rondes et pour 2€ nous dépose au centre d'Ermopoulis, c'est vraiment pratique ,car le port d'Ermopoulis n'est pas bien adapté pour les petits bateaux de plaisance, les quais sont hauts, et il y a un ressac incessant avec le trafic des ferrys.

Nous allons déambuler dans les rues basses commercantes et la grande place, avant de partir à l'assaut des hauteurs .


  

 


 A l'heure du midi un arrêt sandwich dans un petit troquet sera le bienvenu


 

 Ensuite nous reprenons notre visite ,en traînant un peu pour attendre le bus retour qui part à toutes les H+30 mn, pour nous ça sera donc14h30.

Le bus nous dépose au mouillage ce qui nous laissera largement le temps de nous baigner dans une eau limpide, nous voyons le fond qui est à 8 m.

Pour terminer la journée sur les conseils de notre ami pierre qui sillonne le coin depuis une 15 aine d'année nous allons avec Marcel et Carole dans une " taverna" au bord de l'eau où nous mangerons d'excellents calmars .


 

 

 

samedi 19 juillet 2025

Kéa

 Comme lors de notre première boucle nous ne sommes pas passé par Kéa nous décidons d'y passer . Les prévisions météo sont bonnes même trop bonnes ca peu de vent est prévu.

Nous décidons de partir à 8h ,ce qui doit nous laisser le temps d'arriver avant la nuit. Au son du clairon pour le lever des couleurs de l'école navale nous remontons l'ancre et en avant pour une étape de 45Mn.

Comme prévu c'est le lac, les premières heures sont faites au moteur.


 Ensuite jusqu'au cap Sounion, nous ferons un bord de près,c'est après que les choses se sont gatées. 

 Le vent va s'orienter E/NE pile poil dans l'axe de notre route passant de rien à 22kt ,la mer va se creuser et à la voile nous n'avançons plus.Nous mettons le moteur en pensant que nous avancerons mieux.Il n'en est rien, la mer est très courte et nous "plantons des pieux" à la vitesse mirobolante de 2.5kt

Nous arrivons au mouillage bien fatigués. Nous retrouvons Marcel et Carole qui ont subi le même sort,et sont dans le même état que nous. Nous tournons un peu pour nous trouver un mouillage correct, entre les bateaux déjà ancrés, les bouées, les fonds qui tombent rapidement , les posidonies..... la tâche est difficile.

Route de Poros à Kéa

  

 Vu l'état de fatigue des équipages et l'heure déjà assez avancée nous restons à bord et nous n'irons qu'à terre le lendemain matin. la nuit fut bonne je vous le garanti !

  Le matin suivant départ pour la Chora en bus. Un arrêt se trouve à proximité du mouillage,nous ne connaissions pas les horaires mais par chance nous n'aurons que 10mn d'attente avant qu'un petit bus vert nous embarque vers les hauteurs de l'île. A l'intérieur le paysage est désertique beaucoup d'arbres sont morts probablement du à la sécheresse .
Partout il y a des petits murets pour retenir la terre des terrasses partiellement cultivées, quelques oliviers arrivent à subsister pour le reste tout est couleur paille.

La Chora est en pente raide avec des rues étroites,on se demande comment font les habitants pour transporter des objets encombrants ou lourds Comme toujours le blanc et le bleu sont maîtres et les bougainvilliers apportent une touche de violet ,rouge et parfois saumon.


 

 




Pour jouer aux parfaits touristes, nous allons rendre visite au Lion de Kéa...... un rocher sculpté 600 ans AVJC. Pour y arriver on se tapera une 20 aine de minute de marche sur un petit sentier sinueux avec de jolis points de vue sur la mer et les îles voisines.

 


Le lion de Kéa

 


 La soirée sera animée, comme nous sommes un samedi en début de soirée une multitude de petites vedettes  venant à fond la caisse des environs d'Athènes viennent envahir le mouillage.Le soir tout le monde va se retrouver dans un bar branché avec de la musique plein pot , l'idéal pour avoir une bonne nuit de repos. 

 

 

 

 

 

 

jeudi 17 juillet 2025

Etape à Poros

 Poros est vraiment une plaque tournante pour les navigateurs qui sont en Grèce, il y a une grande baie offrant de nombreux mouillages, de nombreuses places à quai, des magasins pour l'avitaillement et un shipchandler qui dispose de tout dans un espace minimum et une liaison maritime très facile avec Athènes.

Nous avons donc choisi d'y passer quelques jours, pour que nos amis puissent repartir vers Athènes, faire de l'eau ,et un gros avitaillement .

Comme d'habitude nous nous mettons face à la base Navale, mais le mouillage est déjà bien fréquenté, du coup il faut bien calculer son coup pour lâcher l'ancre car le vent est tourbillonnant , l'orientation du vent change constamment et les bateaux se retrouvent parfois tête bêche. Pour compliquer encore un peu plus l'histoire certains bateaux n'hésitent pas à larguer 50m de mouillage sur un fond de 3 à 4m leur donnant un cercle d'évitage énorme.... 

Nous prenons notre temps,nos amis ne prendront le ferry que d'ici 3 jours.les filles auront largement le temps de faire les boutiques et  en ce qui me concerne un petit tour chez le ship pour trouver quelques bricoles.

Cette escale nous permet également de retrouver nos amis Marcel et Carole  sur leur Mango Chrisaloha. Nous allons nous suivre quelques temps, ils ont à quelques choses près le même programme que le notre. Nous retrouvons également Martine et Gaétan sur Brimbelle, Emile et Brigitte de Sogood, et Pacou sur Andycat le bateau de son beau frère. Avec eux la rencontre sera assez brève nous n'avons pas les mêmes programmes ni les mêmes contraintes, mais les retrouvailles sont toujours chaleureuses.

Kiki et Serge vont prendre le Ferry de 13h 10 qui arrive au Pirée de là métro jusqu'à l'aéroport  et avion versToulouse. On ne peut pas plus simple ni rapide.


 


 


Après une dernière photo de groupe pour immortaliser le bon temps passé ensemble, et des grands gestes d'au revoir, nous les voyons s'éloigner, chacun sa route chacun son chemin, mais nous savons déjà qu'ils se recroiseront dans peu de temps, voilà déjà presque 50 ans que l'histoire se répète.

Pour  préparer  notre deuxième boucle et ne pas avoir de problème d'eau et de gasoil, nous allons nous mettre à quai vers 10h quand les bateaux libèrent des places. Au départ tout se passe bien, dès notre arrivée une employée du port vient à notre rencontre. Nous lui expliquons que nous ne resterons pas à quai que nous souhaitons juste de l'eau et du gasoil. Sitôt dit sitôt fait la dame nous débloque le compteur d'eau et pour 7 € nous aurons 700l d'eau c'est un forfait, elle  nous appelle un petit camion citerne qui arrive dans les minutes qui suivent. Au bout d'une demie heure tout est fait. Nous pensions pour voir nous doucher à grande eau, mais voilà qu'un gros catamaran essaie de se mettre à notre droite alors qu'il n'y a évidemment pas suffisamment de place. Evidemment il s'agit d'un cata de location avec un équipage totalement inexpérimenté.....le gars aux manettes ne maîtrise pas du tout le sujet, ça craint sérieusement !!!! notre moteur est mis en marche au cas où, heureusement après maintes manœuvres hasardeuses il arrive à se dégager pour aller trouver une autre place. A peine parti , un autre bateau convoite la place. Là également un équipage TOTALEMENT novice. Il pose son ancre beaucoup trop décalée par rapport à l'emplacement et embarque la chaîne de notre voisin qui voulait partir. Le gros cafouillis recommence


 Le bintz devant notre étrave va durer beaucoup  trop de temps à mon goût. Comme nous avons notre annexe à l'eau , je propose d'y aller avec pour dégager l'ancre de la chaine? Le "facheux" remonte son ancre, notre voisin relâche sa chaîne, je me place sous l'étrave et je finis par libérer la chaîne prise dans l'ancre. Ouf ;voilà les deux bateaux libérés. Hélas l'hitoire n'est pas finie. Le "facheux persiste et reprend une chaine, là ça se complique, car il nous fait comprendre que son guindeau est bloqué et qu'il ne peut plus remonter la chaîne. Donc cette fois je monte à bord et j'examine la situation. Effectivement la chaîne est bloquée dans l'écubier les maillons sont bourrés à l'intérieur. Donc ouverture de la baille à mouillage, je rentre dedans et après plusieurs grosses tractions sur la chaîne vers les bas tout se débloque. Donc je dis allez y remontez. Rien ne se passe , nouvelle cogitation qui sera la bonne je pense que le disjoncteur du guindeau a sauté. Personne à bord ne connait sa position, il faudra donc chercher dans tous les coins pour le trouver. Effectivement il a sauté le guindeau fonctionne à nouveau. Il ne reste plus qu'à libérer la chaîne qui est prise dans l'ancre.Pour se faire Flo revient avec l'annexe et un plaisancier voisin qui vient prêter main forte qui refont la même manoeuvre que précédemment,  et notre "fâcheux" s'en va voir ailleurs en nous remerciant vivement. 

Pour nous éviter d'autres soucis ,nous prenons la poudre d'escampette pour revenir au mouillage qui nous semble moins risqué.

Moralité de l'histoire .  Il y a de plus en plus de gros bateaux 45 voire 50 pieds qui circulent avec des équipages totalement incompétents, jusqu'où va ton aller ???? on ne peut plus laisser son bateau en toute quiétude ni au port, ni au mouillage. 

le lendemain nous aidons Carole et Marcel pour se mettre à quai, là pas de soucis, plein d'eau ,plein de gas oil, nous voilà parés pour un nouveau périple .