samedi 4 mai 2019

Berry Island

La traversé vers les Berry Island s'est faite comme nous l'avions prévu en deux étapes, en compagnie d'un autre bateau Balthazar  un Trisbal avec à bord Sylvain et Clémentine un couple de jeunes en vadrouille pour encore une année et qui vont pour l'instant vers l'Est des Bahamas.

La première journée a été assez tranquille. Nous étions au près serré avec un vent modéré en début de journée qui a ensuite mollit.


 Nous avons du tirer quelques petits bords pour passer dans des zones où il y avait suffisamment d'eau. En début de soirée il a fallu se décider pour savoir où mouiller , non pas qu'il manquait de place mais qu'il y en avait trop !!!!. On a visé une tâche claire et plouf on a laissé tomber l'ancre à 35 milles de toute terre.  C'est assez impressionnant car on n'a aucun repère.
 

La première partie de la nuit a été paisible ,mais vers 5h du matin le vent s'est levé,ainsi que du clapot,rendant la vie ou plus exactement la fin de nuit assez pénible. Avant 7h nous avons levè l'ancre, nos voisins ont fait de même et nous avons repris notre route vers Cub Cay.
Nous avons fait quelques heures de portant puis le vent a changé de direction et c'est à nouveau au près serré que nous avons avancé .
 Vers midi , notre canne à pêche s'est dévidée d'un coup, rapidement nous avons réduit la vitesse,et après 15mn de bataille nous avons remonté à bord une belle bête : un gros vivaneau ou pagre rose.


Le passage du goulet donnant sur des eaux profondes a été agité. Il y avait environ 3 noeuds de courant contre le vent,ce qui donnait des vagues abruptes,dans lesquelles l'étrave s'enfonçait. On avait l'impression d'être sur place alors que le GPS nous indiquait presque 6 nœuds




 
. En fin d'après midi le vent est totalement tombé et nous avons du recourir à Teuf teuf pour les derniers milles. Nous avons trouvé un mouillage calme..... le pied ! après ces quelques nuits agitées.

Sapèto'Q et Balthazar au mouillage de Chub Cay




Après une bonne nuit nous sommes allés faire un tour à terre. Il y a de superbes villas,tout est nickel






la marina est essentiellement occupée par des bateaux de pêche, mais qui ne ressemblent pas à ceux des pêcheurs Bretons.....ils sont juste un peu plus luxeux !
Ici aussi tout tourne autour de la pêche au gros.



Après avoir crapahuté un peu , nous avons été interpellés par un gugus qui nous a demandé ce que nous faisions là. Ben on se promène...... Impossible !! l'île est privée. Un peu dépité nous avons regagné notre annexe et nous avons laissé l'île aux richous pour qu'ils puissent bien rester entre eux. Nous sommes rentrés au bateau pour retrouver Mickey et Minie nos deux potes collés sous le bateau depuis notre arrivée, des rémoras pas farouches du tout qui viennent manger presque dans la main



Nous allons remonter vers le nord sur quelques milles pour trouver le mouillage suivant...... suite au prochain wifi








Bahamas pratique

 
Préambule
Avant de se rendre aux Bahamas, il est bon de s'assurer d'avoir une bonne cartographie. Les cartes C Map pour Open CPN ne sont pas suffisamment détaillées.
La cartographie Navionix est beaucoup plus détaillée ,et me semble bien adaptée pour le secteur. Il reste cependant une marge d'erreur assez importante, vu la force des courants les bancs de sable se déplacent et les profondeurs indiquées peuvent varier en plus ou en moins. Des indications sont fournies sur les mouillages avec des appréciations de plaisanciers
Le guide Bahamas waterway donne aussi de bons renseignements sur les différents mouillages,
La marée est à prendre bien en compte, le marnage n'est pas très important en moyenne 50/60 cm, mais comme on mouille sur des zones peu profondes, bien calculer si à marée basse le bas de la quille ne va pas toucher..... Les tables de marées du logiciel marées dans le monde sont cohérentes avec la réalité,ainsi que l'extension de programme pour Open CPN.
C'est aussi utile pour le franchissement des passes. Les courants peuvent être violents ,et vent contre courant, ce n'est pas bon!!la mer se creuse et les vagues déferlent. Par vent soutenu il est préférable de
Il est bon de savoir également que beaucoup d'îles sont privées !! et que vous ne serez pas le bienvenu si vous mettez le pied à terre.
Pour l'avitaillement , il vaut mieux arriver avec un gros plein. Sur les petites îles on ne trouve pas grand chose. A Marsh Harbour sur Grand Abaco, il y a plusieurs super marché on trouve beaucoup de choses, mais tout est très cher .


Bimini
Nous avons fait notre entrée à Alice Town. Le chenal n'est pas facile à trouver, si votre tirant d'eau dépasse 2m il ne vaut mieux pas rentrer, les profondeurs indiquées sur les cartes ne sont pas exactes des bancs de sable se déplacent avec le fort courant qu'il y a .
Nous sommes remontés jusqu'à la marina Bigfish où nous avons pu mouiller .
Pour les grands tirants d'eau le mieux est de se mettre au mouillage devant la plage à l'extérieur, et d'aller à terre en annexe. On rejoint la rue principale très facilement. On peut également remonter jusqu'au bout du chenal et se mouiller dans l'avant port de la marina .


Formalités
La douane se trouve dans l’enceinte de la marina Bigfish juste avant le porche d'entrée. Les droits d'entrée sont de 300$ quelque soit la durée du séjour ,ça pique !!
Il faut ensuite aller à l'immigration située dans le bâtiment administratif en sortant de la marina à droite, où se trouve également la police .
C'est assez rapide, personnel sympathique .
Gasoil
Il y a une station service dans la rue principale, il faut bidonner.
Avitaillement
Quelques petites boutiques, avec le minimum.
Wifi
Un spot ouvert «  Office du tourime « 
mouillages


Mouillage entrée de la Marina
25°42' 66N/79°12'38W à droite du chenal principal. Correct par vent de N à E. Par SE ça devient rouleur et inconfortable. Nous avons changé pour aller à :
Paradise Point
Au nord de l'île après les petits îlots 25°46'44N/79°18'38W
Rouleur aussi par SE. En passant par la plage on accède à la la marina tout au fond du chenal. Gros travaux de construction de « Ressort » en cours........



BERRY ISLANDS
Pour se rendre de Bimini à Chub Cay il y a environ environ 80 milles . Impossible pour nous de faire ce trajet en vision diurne. Nous avons donc choisi de le faire en deux fois en mouillant en pleine mer ! Ceci n'est à faire que si la météo prévoit un vent faible voir nul pour passer une nuit acceptable.Nous sommes partis au petit matin le vent s'était relevé à 12/14 kt rendant le mouillage très inconfortable.Le retour en eau profonde par le passage du NW Channel est assez impressionnant avec le vent d'Est opposé au courant qui atteignait pour nous 3 kts. Belles vagues assurées.Nous n'avions pas les horaires ,ni la direction des courants.....
Chub Cay
Premier mouillage sur les Berry Islands






Bien abrité par vent d'Est, on mouille à droite du chenal sur 2/2,5m d'eau. Fond de sable et petits herbiers. A noter que l'île est privée et que nous nous sommes fait virer gentiment …...parce que nous étions au mouillage. Les bateaux qui vont à la marina sont acceptés.
Whale Cay


Bonds Cay Alders Cay
L'île de Jammes …..

La passe d'entré entre les deux îles peut être assez agitée avec vent contre courant.... mais plus impressionnant que vraiment dangereux



Nous avons fait un premier mouillage (bateau rouge) Bien qu'assez éloigné de la passe la houle de SE arrivait a rentrer rendant le mouillage un peu rouleur. Le lendemain nous sommes allés au mouillage plus au nord , c'était mieux.

Devils Cay


Très joli mouillage, nous avons mouillé entre les trois ilots. Les fonds sont beaux, il y a du poisson dont des requins....... Attention les courants sont très forts !! et peuvent rendre difficile un retour au bateau même en poussant fort sur les palmes. Attendre l'étal pour se mettra à l'eau. Prévoir un évitage large s'il y a d'autres bateaux , par vent modéré on peut se retrouver mouillé cul au vent.
Grand Abaco Marsh Harbour 
 L'intêret de Marsh Harbour est d'être un grand mouillage bien protégé, donc beaucoup de place et un fond de sable collant qui tient très bien. On peut laisser le bateau en sécurité.
C'est un port d'entrée, on peut effectuer les démarches administratives.
Avitaillement
C'est certainement  le meilleur endroit pour refaire des vivres avant un départ sur les Bermudes. Il y a 2 super marchés
Maxwell : le plus grand, on y trouve de tout , mais tout est cher...... (comme ailleurs). Ce n'est pas loin du mouillage, environ 10mn à pied.
Price right :un peu moins cher ,du genre discounter.
Banque
Plusieurs grandes banques pourvues de tirettes. La monnaie est normalement le Dollar Bahamien mais les Américains sont acceptés.
Bricolage
2 grands magasins également à proximité. On y trouve beaucoup de choses, 



vendredi 26 avril 2019

Bimini


Après quelques jours d'attente à la marina Hemingway, la météo s’améliore
enfin. Le vent soutenu d'Est fait place à un régime temporaire de SE,revenant secteur NE ensuite mais faible. Du coup nous sommes 3 bateaux à quitter la marina, nous pour Bimini , les deux autres pour la Floride.
Nous partons en milieu de journée pour Bimini ,une trotte de 225 milles. Jusqu'en début de soirée tout va bien ,nous sommes presque vent de travers nous avançons sans peine. Ensuite le ciel va s'obscurcir ,pour devenir noir d'encre !! Sous les nuages nous voyons de loin la pluie tomber,et des éclairs.... Pas bon tout ça ! Avant que la situation dégénére nous anticipons et nous réduisons l'avant et nous prenons le premier ris. Et ce qui devait arriver arriva, l'orage nous a rattrapé pour passer juste au dessus de nos têtes. Le vent est rentré d'un seul coup à plus de 30kt. Nous n'avons pas traîné pour affaler la grand voile, réduire encore à l'avant et nous mettre en fuite . Le feu d'artifice était impressionnant,par moment on avait l'impression que l'eau s'embrasait. Le spectacle a duré environ 1h 30, on n'en menait pas large, puis les nuages sont partis et le vent s'est calmé. Ouf !
Pendant le restant de la nuit le vent est resté instable en force et en direction nous obligeant à rester éveillé. Au petit matin du deuxième jour, le vent s'est installé au NE,nous avons bordé les voiles pour naviguer au près serré jusqu'à l'arrivée en tirant des bords. Heureusement le Gulf Stream nous a bien aidé 2/2,5 nœuds aux fesses ça aide. Pour moi le Méditerranéen c'était un peu désorientant, il y avait un écart énorme entre la route surface et la route fond, et je pense que le bateau n'a jamais été aussi vite au près 8,5 kt avec 10kt de vent !
Finalement nous avons parcouru 285 milles dans de bonnes conditions excepté l'orage .
Nous sommes arrivés sur Bimin à Alice Town qui est un point d'entré aux Bahamas. Nous remontons le chenal pour aller mouiller devant la marina Big fish. L'espace est réduit, et la profondeur d'eau vraiment limite...
Nous allons à terre faire nos formalités d'entrée, et nous faire délester de 300 $ Argh !! ça fait mal au portefeuille.





mouillage à Alice Town

Marina Big fish

 
Nous allons ensuite nous dégourdir les jambes en parcourant le village.






 
On se rend compte rapidement qu'ici tout tourne autour de la pêche au gros..., notamment du Marlin.
Le tour du village est vite fait, nous allons traîner ensuite vers la plage pour observer les tons de bleu, vraiment super !


plage à Bimini




Malheureusement notre joli mouillage est devenu très rouleur avec le renforcement du vent et nous avons passé une très mauvaise nuit.
Pour être moins secoués nous avons changé de mouillage , mais le vent a continué de tourner et nous voilà à nouveau ballotés avec en prime une pluie torrentielle pendant la nuit
,il faudra subir en attendant une amélioration....















mardi 23 avril 2019

Marina Hemingway La Havane


Après avoir fait nos paperasses au quai de la douane, on nous a attribué une place. Canal 2 emplacement 25.Nous allons donc nous mettre à l'endroit indiqué. La marina est constitué par 4 longs canaux parallèles où les bateaux se mettent les uns derrière les autres. Première chose étonnante pour faire demi tour , comment fait on ???. Deuxième bizarrerie les quais font une vingtaine de centimètres d'épaisseur en surplomb au dessus de l'eau . Avec le peu de marée qu'il y a, cela suffit pour que les pare battages passent en dessous ou au dessus. Et pour terminer un seul bloc sanitaire qui se trouve à l'extrémité d'un des quais au lieu d'être à l'enracinement des 4 quais. Tout cela laisse penser que les concepteurs ne devaient pas avoir beaucoup de bon sens …....

Marina Hemingway

Pour l'entré par vent de nord !! il faut avoir vraiment envie de rentrer, dans le guide nautique c'est précisé , et ça se vérifie facilement.




Question approvisionnement, ce n'est pas top non plus !! il y a juste une boutique où on peut trouver de l'eau de la bière du rhum, des pâtes, de la sauce tomate, en dehors de ça ,Nada, rien,
Bon il va falloir s'adapter.
Après renseignements , il nous faudra aller à Jamaïtas le village voisin pour trouver quelque chose.

Le demain matin nous nous mettons en route. En réalité le marché aux légumes se résume à 3 étals, et c'est bien plus loin que le village. Nous revenons au bateau bien fatigués , mais avec des légumes et des fruits.
Nous profitons quand même des installations de la marina, je ne parle pas de l'électricité, car ce sont des prises à la noix sur lesquelles mes adaptateurs ne vont pas … mais de l'eau. Sapèto'Q n'avait pas mis la quille dans une marina depuis notre départ de Trinidad, et il avait bien besoin d'un grand nettoyage.Nous avons passé une demie journée complète à tout rincer, laver, même l'annexe y a eu droit.

Dans la foulée on se renseigne pour le gaz, il est paraît il possible de faire recharger les bouteilles de camping gaz. On nous dit que quelqu'un passera récupérer la bouteille dans peu de temps.......Parfait, mais en fin d'après midi personne n'est venu.
Je signale au gardien que je laisse ,la bouteille près du bateau car nous repartons à Jamaïtas le village voisin pour tirer des CUC au distributeur....
En y allant nous passons devant la maison Fuster, un artiste de la même trempe que Gaudi , on se croirait à Barcelone !









Au retour toujours personne pour le gaz.....la bouteille reste désespérément vide.
Sur le quai nous sympathisons avec un couple de Hollandais arrivés quelques heures avant nous. Nous faisons un échange de bons procédés comme au bon vieux temps. Je lui prête mon guide de Cuba et lui me prête le sien sur les Bahamas et en prime me met des cartes détaillées du secteur lisibles par Open CPN le traceur que j'utilise.
Comme ils ne connaissent pas la Havane , ils nous proposent d'y aller ensemble, et de partager le coût du taxi. Parfait Edwin se charge de réserver le taxi pour le lendemain.
Dans la foulée l'homme du gaz arrive, mais grosse déception il n'a pas l'adaptateur pour remplir les bouteilles camping gaz. C'est reparti pour un tour !! il y a quelqu'un qui connaît quelqu'un …... qui pourrait le faire. Bon on verra plus tard,de toute manière je laisse la bouteille sur le quai.
Le lendemain matin à 9h pétantes nous partons pour la Havane à bord d'une Plymouth 1956 !! Une demie heure plus tard nous sommes déposés en plein centre ville, et nous partons pour une longue balade à pied.









Nous passons par les principaux monuments à voir , et manger le midi ,nous retournons à L'hôtel Europa où nous étions passé il y a 5 ans .
L'ambiance n'a pas changé, et la langouste grillée accompagnée par un mojito est toujours aussi bonne.


L'après midi pour digérer nous repartons crapahuter... 

Plaza vieja




Nous parcourons , tous les quartiers de la vieille Havane, il y a beaucoup de travaux en cours la réhabilitation est en cours, avec des capitaux de l'Arabie Saoudite !! Fidel doit se retourner dans sa tombe. Le changement est là , Des magasins de grandes marques s'ouvrent ,alors que le salaire moyen d'un Cubain est de moins de 50 € par mois !! Les jeunes changent également


D'ici qu'une nouvelle révolution se mette en marche , il n'y a peut être pas loin.........
En fin d'après midi nos jambes n'en peuvent plus, nous allons nous asseoir dans un bar où il y a un groupe musical,et nous sirotons une pina colada en attendant que le taxi nous ramène à la marina.




Au retour la bouteille est toujours vide......... Mais surprise le lendemain un gugus passe en demandant si c'est bien ici qu'il y a une bouteille a remplir ? Eh oui , mais apparemment il n'a pas le connecteur pour la bouteille de camping gaz. Comme de mon côté  j'ai un raccord côté camping gaz je lui propose de lui prêter il n'a plus qu'a trouver celui qui va sur les bouteilles Cubaines ce qui ne doit pas être difficile pour lui. En moins de 2 heures l'affaire est entendue, et pour la modique somme de 10 CUC me voilà avec le plein de gaz de quoi tenir jusqu'aux Açores.








dimanche 14 avril 2019

Cienfuegos Cabo San Antonio




Le temps passe , il est temps pour nous de quitter Cienfuegos. Nous prévoyons avec Sam Sam le Pogo une première escale au Cayo Guano. Il y a une quarantaine de milles, nous partons donc de bonne heure pour profiter aussi du vent portant qui va mollir et s'orienter à l'ouest. Nous faisons une navigation tranquille , et en début d'après midi nous mouillons au pied du phare qui ressemble à une fusée prête à décoller.. Il paraît que le phare a été construit par les soviétiques..... 

Phare du Cayo Guano



Nous faisons un peu de PMT (palme masque tuba) et nous en profitons pour ramasser des escargots de mer qui abondent sur les rochers, ça nous fera une petite entrée avec l’apéro du soir.
En cours de soirée le vent tourne effectivement au Sud Ouest , mais au lieu des 5/10 nœuds prévus ,le vent grimpe à 25 ! Le mouillage est complètement ouvert dans cette direction, et nous allons une nouvelle fois passer une mauvaise nuit.
Au petit matin nous déguerpissons rapidement pour aller à Cayo de Dios à 8 milles à peine. Le mouillage est  plus abrité, mais cette fois c'est la pluie qui fait son apparition. Nous prenons un déluge d'eau, le premier sur Cuba depuis que nous y sommes. En à peine une heure nous remplissons 2 seaux d'eau !! ça ne fait pas semblant. Nous passons une bonne partie de l'après midi à jouer aux cartes sur Sam Sam. Une petite éclaircie en fin d'après midi va nous permettre d'aller explorer les fonds. Nous n'allons pas au bon endroit, nous sommes sur un fond d'herbiers avec seulement quelques patates de corail. Sous l'une d'elle je repère quand même une langouste qui viendra agrémenter le plat de pâtes que nous mangerons tous ensemble.
Le lendemain matin le beau temps revient, mais l'équipage du Pogo est à la bourre et ils partent sur Cayo Largo. De notre côté nous décidons de rester pour profiter de l'endroit. Nous ne sommes plus qu'avec le bateau Impuls avec Edgee et Hélène. Je leur propose d'aller plonger sur les cailles un peu plus au large, l'affaire est entendue ,et une demie heure plus tard nous voilà tous dans l'annexe.
Une fois équipé tout le monde saute à l'eau et là miracle (c'est le Cayo de Dios) les fonds sont extraordinaires. Même au Venezuela nous n'avions pas vu aussi beau. Tout y est, coraux ,gorgones de toutes les couleurs, poissons multicolores, barracudas, raies...... bon j'arrête là, et même d'énormes langoustes .



Nous en tirons quelques une pour le repas du soir et du lendemain, nous revenons vraiment époustouflés !!! 



Le lendemain matin , nous retournerons sur le reef,sans nos arbalètes juste pour le plaisir de voir tous ces poissons dans une eau parfaitement limpide. Ça sera probablement un des plus beaux, si ce n'est le plus beau souvenir de notre périple Atlantique.
Nous quittons dans l'après midi ce mouillage fantastique pour aller à Cayo Largo.
L'ambiance est totalement différente, c'est un haut lieu du tourisme Cubain orienté sur la plongée, la pêche et le farniente.....
Joli, mais trop de touristes pour nous.N
ous n'y resterons que 2 nuits le temps de profiter encore un peu de nos amis Suisses qui eux ont plus de temps que nous ,et que nous quitterons demain.Chacun sa route, chacun son chemin....... mais nous savons que nous nous retrouverons.

Le seul souvenir marquant restera la rencontre avec un crocodile dans le chenal ! Belle bête que je serais bien allé voir de plus près, mais Lucien me l'a fortement déconseillé, une de ses amies ayant été gravement blessée aux San Blas par un crocodile … bon je n'ai pas insisté.

Avec Impuls ,nous avons mis le cap sur un tout petit Cayo du nom de Cabesa de la Estopa. Magnifique !! mais il faut que le temps soit calme ce qui était le cas. On se retrouve dans une piscine entourée par les récifs.
Dans l'après midi ,nous ferons une petite plongée sur le reef ,pour garnir les assiettes pour le repas du soir , repas d'adieu avec Hélène et Arjuna qui continuent eux aussi vers Miami.




Nous allons beaucoup les regretter, tous les deux sont très sympas ; Arjuna a acheté son bateau de 8 m en Hollande sans rien connaître à la voile. Après quelques petites navigations, il s'est mis en route :Mer du nord, golfe de Gascogne, Portugal, Madère, Canaries, Cap Vert , Antilles, Cuba. Chapeau !!
Sans tambour ni trompette il taille la route avec un optimisme débordant, J'adore ce genre de personnage, malheureusement malheureusement on en rencontre de moins en moins.

Au soir du premier jour alors qu'on se traînait sous spi dans un vent molasson, un groupe de dauphins est venu nous tenir compagnie. Ils se sont mis a l'étrave, et ont joué avec nous. Ils se tournaient sur le côté pour mieux nous regarder, accéléraient brutalement , revenaient à toute vitesse, faisaient des bonds, un vrai spectacle. Nous avons pu voir aussi un bébé qui jouait avec des sargasses,c'était vraiment magnifique.




Trace Cayo Rosario, marina Hemingway



 

Le second jour la navigation a continué d'être tranquille mais nous avons accéléré le rythme .


Vers 22h nous avons franchi le cap San Antonio dans une mer confuse!!les vagues venaient de partout le phénomène étant probablement
lié à la présence de courants et contre courants assez forts.
A partir de ce cap, chaque mille que nous allons parcourir va nous rapprocher de notre point de départ qui sera également celui d'arrivée..... comme disait E T maison !!
Il n'y a que le troisième jour où les conditions sont devenues moins clémentes, le vent prévu n'était pas exactement dans la direction prévue, nous avons du naviguer au près serré, mais en faisant la route directe , et il s'est renforcé plus vite que ce que les prévisions annonçaient. Nous sommes arrivés juste à temps avant la rentrée du gros vent de NE qui a rapidement rendu la passe inaccessible.






samedi 13 avril 2019

Trinidad


Toujours depuis Cienfuegos, nous repartons avec Lucien , Mireille nos amis Suisses et Patrice du Pogo Sam Sam vers Trinidad.
Nous repartons cette fois à bord d'une Pontiac 1955 !!, remotorisée avec un Perkins 4108, moteur qui a équipé beaucoup de bateaux dans les années 80



Après 1h30 de route le chauffeur nous dépose devant la Casa particular .




Nous partons rapidement arpenter les rues de Trinidad où nous étions déjà allés il y a 5 ans. Depuis il y a eu beaucoup de changements mais pas qu'en bien...... Le tourisme de masse est en plein essor, et le comportement des Cubains s'est modifié, nous voilà devenus des proies à plumer.
Les rues sont restées identiques toujours en gros pavés mal ajustés, donnant à la ville son caractère rétro.




 Nous retrouvons le groupe des papis  los Pinos  qui sont toujours au même endroit, jouant inlassablement les mêmes airs.


 

Nous passons par tous les points stratégiques : église, point de vue, musée, place, banque... ,maisons coloniales, nous jouons aux parfaits toutous.












Nous passerons évidemment par la casa de la musica pour écouter un groupe , le temps de boire un mojito ou une pina colada.







Nous passons une soirée sur place , et le lendemain en milieu d'après midi retour vers Cienfuegos,où nous retrouvons nos bateaux .