mardi 18 juin 2019

Florés

Après avoir passé une bonne nuit, le matin nous sommes allés faire les formalités d'entrée et nous signaler à la capitainerie. Accueil très gentil. Le capitaine du port me demande combien de temps nous allons rester , je lui reponds probablement 5 ou 6 jours le temps de faire un tour dans l'île. A ce moment là son sourire s'est crispé et il m'a dit que probablement ça ne serait pas possible ........
Ah ,et pourquoi donc? Il a alors retourné son écran d'ordinateur et m'a dit regardez.
Effectivement une grosse dépression est en train de se former juste au dessus de Flores, et quand elle va se déplacer , elle entrainera la formation de houle de secteur NE et le port est ouvert en plein sur ce secteur. Il m'a montré une vidéo impressionnante de ce qui risquait de se passer ;Argh !!!! vraiment pas joli dans le port.
Donc je lui réponds en Normand.... nous allons voir .
Déjà sans forte houle le port est très remuant, il vaut mieux avoir des amortisseurs sur les amarres pour éviter les rappels violents et leur rupture.
La météo n'est pas terrible ,ciel gris petit crachin, mais nous partons quand même faire un petit tour à pied.
Port de Lajes  Flores
Juste au dessus du port la verdure est partout présente ce qui donne quelques indications sur la pluviométrie....


Nous montons avec nos amis de Volia au village perché au dessus du port, c'est propret, maisons blanches avec des tons pastels et des fleurs un peu partout.





Le lendemain nous pensions pouvoir partir un peu plus loin, mais le mauvais temps nous en a dissuadé. De la pluie.... pas terrible pour se promener, et surtout la houle rentrant dans le port et mettant à mal les aussières donc difficile de quitter le bateau .
Nous nous sommes contentés d'aller nous faire un petit restau avec les équipages de Volia et Kusupa juste au dessus du port d'où on pouvait voir les bateaux. Cela ne nous a pas empêché d' apprécier la bonne viande rouge dont nous étions en manque depuis plusieurs mois.

Le lendemain la situation a encore empiré, la houle rentrait de plus en plus fort dans le port. Les équipages tendaient des bouts dans tous les sens, d'un ponton à celui d'en face. Des bateaux qui étaient au mouillage à l'extérieur où c'était vraiment intenable sont venus se mettre à couple de la jetée, rendant toute sortie ou entrée impossible .....

 Presque la totalité des équipages ont décidé de quitter le port le lendemain , la dépression s'éloignant et la houle n'arrivant qu'un peu plus tard. Le choix était délicat , vu la dépression ,nous risquions de "dérouiller" sérieusement ,et rester c'était risquer de casser le bateau


Belle dépression au dessus de Flores

Un mini conseil des navigateurs s'est improvisé pour savoir qui partait ,qui restait et comment procéder pour sortir sans rien casser.
Lundi matin  tout le monde s'est mobilisé et petit à petit le port s'est vidé. Nous sommes partis les derniers vers 14h après avoir pris notre repas. Le départ a été un peu poussif, puis le vent s'est établi à l'Ouest avant de virer au nord en grimpant à 23/28 kt...... on commence a être habitué à ce régime !!
Nous établissons notre voilure habituelle 3 ris dans la grand voile et bien réduit à l'avant , nous avançons toujours à bonne allure 7.5/8 kt. En milieu de nuit nous recollons au peloton des bateaux partis avant nous. Nous communiquons en VHF pour savoir si tout va bien, c'est assez sympa.
Au lever du jour nous ne sommes plus qu'à une trentaine de milles de Horta ,dans une mer assez chaotique avec 2 trains de houle  se croisant,le ciel est complètement bouché, il y a mieux comme conditions de navigation.

Sous le vent de l'île la houle diminue un   peu et le vent joue à cache cache , je suis là , je disparais ....



Nous finissons en tirant deux petits bords,et nous entrons dans le port.











samedi 1 juin 2019

Transat retour

Voilà ,c'est fait nous sommes arrivés à Florès après une traversée éclair. Nous avons parcourus 1720M en 11j 10h, et nous avons à plusieurs reprises amélioré notre record de distance parcourue pour atteindre 184 milles en 24h......
Transat Bermudes Açores

La situation météo le jour du départ nous était assez favorable, l'Anticyclone des Açores avait pris de l'embonpoint et les hautes pressions atteignaient des valeurs très élevées. les redoutables dépressions qui partent au niveau du Golfe du ST Laurent seront rejetées vers le NE nous assurant de ne pas avoir des conditions extrêmes.

Les premiers jours nous avons navigué vent de travers a bonne allure. Les deux premières nuits, nous avons eu des orages et de la pluie, mais heureusement sans vents forts.
Nous avons commencé a faire des grosses journées !! 159 milles pour le premier jour, 165 milles pour le second .





Ensuite une petite dépression s'est formée  ce qui a renforcé le gradient de pression ,en augmentant le vent; Nous en avons profité pour laisser porter un peu de façon a gagner vers le nord . Nous avons du réduire un peu la voilure, nous avons trouvé le bon équilibre avec 1 ris et génois bien réduit à l'avant. Même avec cette voilure réduite le speedomètre s'est affolé !!! nous avons tenu une cadence d'enfer . Progressivement le vent s'est renforcé pour atteindre 25kt , les conditions de vie à bord sont devenues un peu plus difficiles.











Petit à petit la mer s'est creusée, et Marcel le pilote automatique commençait a avoir du mal a tenir le cap ... Nous sommes passés au 2ème ris,  avec beaucoup plus de confort sans quasiment rien perdre en vitesse, le speedo restant entre 7.5/8 kt.
Du quatrième jour au 9ème jour les conditions sont restées quasiment identiques 20/25kt de vent au petit largue ou travers, les milles défilaient de façon incroyable 161 -178 -118 -121-125 - 129
A 178 M/24h nous avons arrosé !! nouveau record que nous ne pensions pas pouvoir battre.....
Et puis le vent a continué de grimper pour passer à 25/30, du coup nous avons inauguré le 3ème ris que j'avais installé avant de partir . Super, le pilote a bien appréciè, et moi aussi car je n'avais pas besoin de barrer . Nous avons mené un train d'enfer pour à nouveau pulvériser notre record et le porter à 184 M  !!je pense que celui là nous allons le garder un bon moment.


Quelques belles vagues sont venues voir le bateau de près , mais aucune n'est montée à bord,juste quelques éclaboussures.



A force d'engranger les milles nous sommes arrivés au bout de la route




A l'intérieur ça remue aussi , et ça valdingue......




La visibilité n'étant pas bonne ,ce n'est qu'à moins de 20 milles de l'arrivée que nous avons pu crier Terre, Terre !!
Sous un magnifique couvercle de nuage nous avons aperçu les pans verdoyants (et pour cause )  de Florès .

Par chance nous sommes arrivés avant la tombée de la nuit,ce qui nous a permis d'entrer dans le petit port de Lajes. Pour être petit il est petit , et comme il y a des bateaux de taille inappropriée, il est vite saturé. Nous avons réussi à nous trouver une place, d'autres navigateurs  nous ont aidé à nous mettre en place, bien sympa après une grande  traversée.
Nous sommes allés faire un petit tour à terre pour nous dégourdir les jambes, un petit repas vite fait, bien fait et dodo dans une couchette qui ne saute pas comme un cheval de rodéo.










  

Bermudes pratique

En étant aux Bahamas les Bermudes sont quasiment un passage obligatoire. En venant des Antilles pour aller vers les Açores, cela allonge un peu la route, mais permet de fractionner le trajet,donc cela reste à l'appréciation des équipages d'y aller ou pas.
Si vous décidez d'y passer en venant des Antilles,et si vous ne voulez pas vous ruiner, il faut faire impérativement gros avitaillement à St Martin où on peut faire le plein facilement ,à un prix correct.
Aux Bermudes tout est hors de prix.
Le plus facile est d'arriver sur St Georges. Les récifs aux abords de l'île sont bien repérés et balisés, avec une cartographie même basique genre Cmap cela ne pose pas de problème.
L'entré du chenal de St Georges est repérée par une bouée d'atterrissage, ensuite le chenal est bien balisé par une série de balises.(vert babord, rouge tribord)


Une entrée de nuit peut être envisagée, les feux sont bien entretenus.
En entrant, il faut prendre contact avec Bermudes radio. Ils demandent des renseignements sur le bateau et sur l'équipement électronique.Il faut fournir le numéro MMSI de la VHF et celui de l'identification de la balise. Il vaut mieux l'avoir affiché à proximité ou écrit sur un bout de papier pour éviter de chercher.     Ce n'est pas dans un but de" flicage"mais de prévention car les Bermudes sont chargées d'assurer la sécurité des bateaux dans cette zone de l'Atlantique.Au départ même chose, on vous demandera votre destination, et on vous souhaitera: Have a safe trip.
Les formalités d'entrée se font au bureau de la douane situé à l'extrémité Est d'Ordnance Island. Il y a un quai où on peut laisser le bateau le temps de faire les formalités.
Le mouillage est vaste,les bateaux se mettent entre Ordnance Island et le  chenal.
Le dinghy dock est juste en face du bureau des douanes
Avitaillement
Il y a un petit super marché juste en face du dinghy dock, relativement bien achalandé, mais tout est très cher,comme partout ailleurs sur l'île.
WIFI
La municipalité de St Georges met à disposition des gens un Wifi ouvert, avec un débit correct sur la place . Il y a des bancs avec des parasols, vraiment très bien pensé !
Transport
On peut facilement se rendre à Hamilton en bus, l'arrêt est situé sur la route principale en remontant vers la gauche. Il faut acheter au préalable  les tickets à la poste.
Laverie
Il y a une laverie dans la rue du super marché. Il faut d'abord acheter une carte de 5€ pour la recharger. Cette carte peut éventuellement se prêter entre bateaux ,ou même laissée par des gens qui partent.
Gasoil 
A votre arrivée à la douane , on vous remettra un formulaire permettant d'acheter du gasoil détaxé 1.3€/l. Le non détaxé avoisine les 2 €, cela vaut donc la peine. Le soucis est que le camion citerne qui livre sur le quai ne se déplace que pour un minimum de 600l. Il faut donc avoir un gros bateau ou ..... se regrouper entre plusieurs bateaux pour aller ensemble faire le plein. C'est ce que nous avons fait,cela permet en plus de faire la connaissance d'autres équipages.
Eau

Il faut aller au quai de la station service. Elle n'est pas donnée 25 cts/ gallon (16€/450l)
Gaz
Il ne faut pas espérer trouver des bouteilles de camping gaz, ni même espérer les remplir. La seule solution est d'acheter une bouteille et un détendeur.









lundi 27 mai 2019

Bermudes


Après avoir pisté une bonne météo nous nous élançons dans la traversée vers les Bermudes....
La situation initiale est un bel anticyclone sur la route que nous allons contourner par l'ouest pour passer au dessus de son centre , puis tourner à droite avec des vents portants ,Cool !
Au départ nous avons du petit temps ,qui se transforme assez rapidement en pétole ce qui nécessite l'usage de teuf teuf qui ne chôme pas .
 
Puis par l'intermédiaire de la BLU un ami m'informe qu'Andréa une dépression tropicale s'est formée dans notre voisinage. Argh !!! je prends une carte météo qui confirme la chose vent 30/45 kt mais aucune indication sur la trajectoire. Je contacte Pierre un ami pointu en météo qui s'informe et me rassure , elle est déjà passée ,bonne chose. Mais son passage a chamboulé toute la donne météo et à plusieurs reprises à 6h d'intervalle les prévisions sont totalement opposées !! Il va falloir faire un choix. Je continue donc sur l'idée initiale, on monte vers le nord et on verra ensuite...
Arrivé à hauteur des Bermudes , mauvaise pioche, le vent passe N/NE 15/25 kt au près et on ne fait plus la route directe. La situation n'est pas confortable, le bateau gîte, ça tape, on a du mal à dormir. Nous sommes sous 2 ris et trinquette, on avance encore bien à 5,5kt, en prenant de temps en temps de gros paquets de mer. 


Le troisième round ,s'annonçait un peu mieux avec une bascule du vent au secteur N/NW donc un peu mieux que travers.La rotation du vent a bien eu lieu, après le passage d'un grain accompagné de trombes d'eau, le vent va brutalement tourner mais au lieu des 20/25 kt prévu il grimpe assez rapidement à 30 puis 32 avec des rafales à 35kt .La chute du baromètre confirme qu'une belle dépression nous passe au dessus .

 
Rapidement la mer se creuse, Marcel le pilote automatique commence a avoir du mal a tenir le cap , nous réduisons encore à l'avant , il ne reste plus qu'un mouchoir de poche.







Notre parcours se terminera dans ces conditions jusqu'à l'entré du chenal de St Georges qu'il a fallu remonter face au vent et aux vagues........ Teuf teuf  a du faire son test d'effort (RAS) pour nous faire avancer, sans compter ces mer....... de sargasses qui se mettent dans l'hélice et qui peuvent dans ces conditions devenir un vrai danger.
Dès notre entrée dans la rade André notre ami  Gruissanot de Volia est venu en annexe à notre rencontre pour nous indiquer le quai de la douane.Il nous a aidé à nous mettre en place, et la douanière sympa nous a laissé le temps de nous changer et de ranger un peu le bateau avant de passer au bureau. Ouf ! nous sommes arrivés.


Tous les routes même sinueuses mènent aux Bermudes............850M au lieu de 720 en direct


Après une  douche et une bonne nuit ,les courbatures et la fatigue avaient presque totalement disparues. Nous allions pouvoir partir découvrir ces fameuses Bermudes.
Mouillage de St Georges

La ville de St Georges est ni plus ni moins qu'un village, ce n'est vraiment pas grand. On sent l'esprit British, c'est propret et bien entretenu; Les maisons sont de couleur pastel avec des toits blancs, pas mal!












Nous ne pouvons quitter les Bermudes sans aller faire une virée à la capitale Hamilton. Le lendemain nous prenons le bus, ce qui nous permet de voir aussi un peu l'intérieur. C'est classe !! de belles maisons ,des espaces verts, un golf... toujours très British tout ça !



Comme toutes les grandes villes portuaires recevant les bateaux de croisière, les magasins des grandes marques sont les uns à côté des autres et il est plus facile de trouver une montre à 15.000$ qu'une baguette de pain ! la ville en elle même reste identique au style du  reste de l'île , maisons colorées, toit blanc .




Pour le repas de midi, nous nous sommes contentés d'un petit sandwich confectionné avec une baguette à 3$ un sachet de jambon à 6.5 $ et pour moi d'une canette de bière à 2.70$....les restos étant hors de prix.
On s'est posé dans un parc au calme pour avaler notre frugale repas



puis nous avons repris notre balade au centre ville . Nous avons découvert la mode locale, le bermuda bien évidemment....

avec les chaussettes montantes c'est pas mal..............





















Qui en France se rendrait au boulot en costard cravate, bermuda de couleur pétante, et chaussette montante...... pourtant ici c'est le cas ,comme quoi la mode c'est bien une histoire de convention , et pour moi ça restera : l'habit ne fait pas le moine.
Pour terminer notre visite de l'île nous avons crapahuté un peu sur la côte au vent, c'est toujours aussi joli, sauf la présence des sargasses qui rend certaines plages inaccessibles aux baigneurs.










Puis les amis sont partis...... Eric , Bernard et Carole sur leur Cigale que nous suivons depuis Cuba, vont nous devancer d'une journée



Il est temps pour nous aussi de partir , nous avons réuni le conseil des skippers et nous avons pris la décision de partir samedi matin 1er juin .......... La reine d'Angleterre a approuvé notre décision, on en attendait pas moins.



Le conseil des skippers au travail









samedi 18 mai 2019

Grand Abaco


Pour passer des Berry Islands
vers Grand Abaco, nous avons eu à nouveau une distance « foireuse » d'environ 70 milles. Comme ici il est hors de question d'arriver de nuit, nous avons navigué au large de nuit, pour entrer par les passes de jour.
La navigation s'est faite au près serré dans une mer assez chaotique, et à plusieurs reprises le bateau à cogné sec dans les vagues, en ébranlant le gréement. Une fois passé la pointe Sud de l'île nous avons pu ouvrir les voiles et ça a été beaucoup plus confortable. Nous avons croisé beaucoup de paquebots de croisière, heureusement que l'AIS existe, car ils sont illuminés comme des sapins de Noël et pour aller trouver les feux de route dans tout ça c'est assez compliqué.

 
A 7 h du matin nous sommes arrivés devant la passe au nord de Lynyard Cay. C'est toujours impressionnant de voir les vagues briser,et il vaut mieux garder les yeux bien ouverts car les cartes ne sont pas juste à 100%,( voir ci dessous en sortant on passe à travers le reef !!



 


Nous avons trouvé un mouillage sympa et désert et peu rouleur, très bien pour faire une petite sieste pour récupérer un peu de la nuit.
L'après midi nous sommes allés plonger sur les récifs, c'était superbe, et nous avons vivement regretté de ne pas avoir une Go Pro pour faire quelques films sous marins.
Le jour suivant nous avons pris la direction de Marsh Harbour ,destination finale de notre séjour sur las Bahamas.
Nous venons de faire les derniers préparatifs pour nous mettre en route vers Bermudes que nous comptons atteindre en 7/8 jours .
Donc prochaines nouvelles de St Georges........




samedi 4 mai 2019

Berry Island

La traversé vers les Berry Island s'est faite comme nous l'avions prévu en deux étapes, en compagnie d'un autre bateau Balthazar  un Trisbal avec à bord Sylvain et Clémentine un couple de jeunes en vadrouille pour encore une année et qui vont pour l'instant vers l'Est des Bahamas.

La première journée a été assez tranquille. Nous étions au près serré avec un vent modéré en début de journée qui a ensuite mollit.


 Nous avons du tirer quelques petits bords pour passer dans des zones où il y avait suffisamment d'eau. En début de soirée il a fallu se décider pour savoir où mouiller , non pas qu'il manquait de place mais qu'il y en avait trop !!!!. On a visé une tâche claire et plouf on a laissé tomber l'ancre à 35 milles de toute terre.  C'est assez impressionnant car on n'a aucun repère.
 

La première partie de la nuit a été paisible ,mais vers 5h du matin le vent s'est levé,ainsi que du clapot,rendant la vie ou plus exactement la fin de nuit assez pénible. Avant 7h nous avons levè l'ancre, nos voisins ont fait de même et nous avons repris notre route vers Cub Cay.
Nous avons fait quelques heures de portant puis le vent a changé de direction et c'est à nouveau au près serré que nous avons avancé .
 Vers midi , notre canne à pêche s'est dévidée d'un coup, rapidement nous avons réduit la vitesse,et après 15mn de bataille nous avons remonté à bord une belle bête : un gros vivaneau ou pagre rose.


Le passage du goulet donnant sur des eaux profondes a été agité. Il y avait environ 3 noeuds de courant contre le vent,ce qui donnait des vagues abruptes,dans lesquelles l'étrave s'enfonçait. On avait l'impression d'être sur place alors que le GPS nous indiquait presque 6 nœuds




 
. En fin d'après midi le vent est totalement tombé et nous avons du recourir à Teuf teuf pour les derniers milles. Nous avons trouvé un mouillage calme..... le pied ! après ces quelques nuits agitées.

Sapèto'Q et Balthazar au mouillage de Chub Cay




Après une bonne nuit nous sommes allés faire un tour à terre. Il y a de superbes villas,tout est nickel






la marina est essentiellement occupée par des bateaux de pêche, mais qui ne ressemblent pas à ceux des pêcheurs Bretons.....ils sont juste un peu plus luxeux !
Ici aussi tout tourne autour de la pêche au gros.



Après avoir crapahuté un peu , nous avons été interpellés par un gugus qui nous a demandé ce que nous faisions là. Ben on se promène...... Impossible !! l'île est privée. Un peu dépité nous avons regagné notre annexe et nous avons laissé l'île aux richous pour qu'ils puissent bien rester entre eux. Nous sommes rentrés au bateau pour retrouver Mickey et Minie nos deux potes collés sous le bateau depuis notre arrivée, des rémoras pas farouches du tout qui viennent manger presque dans la main



Nous allons remonter vers le nord sur quelques milles pour trouver le mouillage suivant...... suite au prochain wifi